|
Volley-ball - Coupe de France féminine. Une qualification en quart de finale au forceps pour Quimper à Rennes... |
1
La Rennaise Lisa Lecouls. © YANNICK GIRAUD
Les Quimpéroises ont sauvé deux balles de match en 8e de finale de Coupe de France avant de l’emporter au tie-break, ce samedi 7 février. Les Rennaises peuvent nourrir des regrets.
Quatre semaines après la victoire de Rennes sur Quimper en championnat, les deux équipes se retrouvaient pour la 3e fois, cette saison. Cette fois-ci, il s’agissait du 8e de finale de la Coupe de France, et l’issue a failli être identique puisque les Rennaises se sont procuré deux balles de match au tie-break, avant de céder, 15-17. Sur ces moments clés, on a perdu de la lucidité,
déplore Yann Chubilleau, le coach bretillien. À 14-12, on a commis une faute sur un service adverse qui n’était pas très difficile, montrant notre fébrilité. Après, on s’est mis dans une situation confuse qu’on n’a pas réussi à traiter. Tout s’est joué sur ces petits détails qui ont fait basculer la rencontre.
« On a la capacité à ne pas s’avouer vaincu »
En face, François-Xavier Garnon, l’entraîneur finistérien, était conscient d’avoir vécu un vrai scénario où tout pouvait arriver : « C’est la magie de la Coupe de France. Les confrontations entre les deux formations sont disputées cette saison. Cette fois, on est parvenus à mettre un supplément dans tout ce qu’on a réalisé, notamment au 4e et au 5e set. Le résultat final est en notre faveur, mais ça aurait pu tourner de l’autre côté. »
Pourtant, ce sont ses filles qui étaient mieux entrées dans la partie, avec une première manche bien maîtrisée. À l’inverse, les Rennaises avaient manqué leur entame. Dans la préparation, j’avais évoqué cet aspect,
souligne Yann Chubilleau. Face à Calais, on avait déclenché une séquence très forte dès les premiers points. Visiblement, face à des équipes qui ont des aptitudes à contrôler le jeu, on est naïf. On a une vraie progression à réaliser dans ce domaine, être plus solide d’entrée.
Lire aussi : Volley. « La Coupe ? Un gros bonus » pour Yann Chubilleau et le REC féminin
Et si les Quimpéroises avaient été robustes lors du premier set, elles fléchissaient ensuite, avant de s’imposer dans la douleur. On a la capacité à ne pas s’avouer vaincu,
apprécie François-Xavier Garnon. Les joueuses ont une grande force de caractère et de résilience. Maintenant, si on veut aller au bout, il faut battre tout le monde.
Malgré cette partie au couteau conclue par une qualification au forceps de Quimper, les deux formations n’ont pas encore fini de se rencontrer puisqu’elles se retrouveront lors des playoffs. On est en capacité de rivaliser avec les meilleures, c’est un vecteur de confiance sur notre avenir »,
se satisfait Yann Chubilleau.
REC - QUIMPER : 2-3 (18-25 en 24’, 25-23 en 28’, 25-17 en 23’, 23-25 en 30’, 15-17 en 22’).