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US Concarneau. « Le 30 janvier, j’étais en visio et le 31, j’étais ici » : l’intégration expresse de Flavio Da Silva... |
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Flavio Da Silva. © US Concarneau
Flavio Da Silva est le dernier renfort hivernal à avoir rejoint les Thoniers. Formé à Troyes, passé par Lens, relancé en Belgique, le milieu de terrain franco-portugais retrouve la France, où il n’est jamais parvenu à faire son trou. Les Thoniers se rendent à Quevilly-Rouen, ce jeudi 12 février (19 h).
Vingt bonnes minutes contre Aubagne (1-0), vendredi dernier, pour couper le cordon de ses débuts pros en France, en National avec l’US Concarneau, qui se déplace ce soir à Quevilly Rouen (19 h). Un détail pour beaucoup. Mais pour Flavio Da Silva, ça veut dire beaucoup. On peut n’avoir que 24 ans, mais être animé de revanche à prendre sur soi-même. Car le parcours du milieu de terrain prend des airs d’espoir inachevé, celui d’avoir connu une formation classique dans un club, Troyes, où tout s’est soudain arrêté. Le premier coup sur la tête de ma jeune carrière, décrit le natif de la région de la région parisienne. Quelque part, c’est Vincent Carlier qui m’a sauvé.
« J’aime trop le foot »
Transfuge de l’Estac à Lens, où il a présidé aux destinées de l’équipe réserve des Sang et Or, l’ancien joueur de Guingamp a en effet permis à la carrière de Flavio Da Silva de ne pas freiner des deux fers. À l’image de celle de son jeune frère, passé par Laval ou encore Versailles et le Portugal, avant qu’une vilaine blessure n’en fasse... un bon kiné. Moi, j’aime trop le foot, et je vis trop pour ça pour avoir pensé à tout arrêter
, décrit Flavio, petit-fils d’un ancien pro en D1 et D2 portugaise. On l’aura compris : il est aussi question de fierté familiale. Que même à Lens et en dépit du fait d’avoir été intégré dans le groupe pro « lors de la trêve hivernale, pendant la Coupe du monde 2022 »
, Da Silva n’a pu satisfaire.
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Ce début de reconnaissance, le néo-Concarnois est allé la chercher en Belgique. L’intéressé ne le savait pas, mais en cassant la baraque avec le Zébra Élites (3e division) puis avec le RFC Liège (2e division), pendant deux saisons (15 buts en 54 matches en deux saisons), le Franco-Portugais a réactivé les radars de Philippe Leclerc, le responsable du recrutement concarnois. Là encore, l’histoire belge s’est achevée amèrement. Tout ne s’est pas très bien passé sur ces six premiers mois de la saison
, pointe le joueur, barré au sein du club liégeois, en passe de jouer la montée en D1.
Rossi : « Il aura sa chance »
Aussi, le milieu de terrain a perçu l’appel du Bout du monde comme une aubaine. Celle de faire valoir ses qualités techniques dans un championnat où la densité physique est la norme. Le 30 janvier, j’étais en visio avec le club. Le 31, j’étais ici
, rit-il.
Pour être honnête, on était parti sur d’autres profils que Flavio, à la base, reconnaît Stéphane Rossi. Il est encore loin de ce qu’il peut faire. Mais il aura sa chance.
Surtout dans un entrejeu où son profil de créateur peut servir de détonateur. Dire que je suis en mission serait un grand mot, mais je sais ce qu’il me reste à faire.