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Toutes les infos pratiques sur notre plan du circuit des 24 Heures du Mans... |
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Le circuit des 24 Heures du Mans. © Photo : Ouest-France / Daniel Fouray
Long de 13,626 km, le circuit des 24 Heures du Mans, appelé le Circuit de la Sarthe, est unique au monde. De par sa longueur, tout d’abord, presque le triple des circuits traditionnels aujourd’hui, et par son tracé. La piste possède en effet une spécificité qui lui est propre, celle d’utiliser une portion ouverte à la circulation le reste de l’année.
Le « grand » circuit des 24 Heures partage une portion avec le « petit » circuit Bugatti, ouvert à l’année. Après avoir franchi la ligne de départ, décalée de 145 mètres cette année, les pilotes se dirigent vers la courbe, puis la chicane Dunlop, du nom de la passerelle qui surplombe l’endroit. Dès lors, les concurrents arrivent sur le « grand » circuit, en empruntant la descente de la Chapelle et les « esses » de la Forêt, avant de se diriger vers le virage du Tertre Rouge.
Une courbe à droite qui lance le peloton sur la route de Tours. Spécificité du circuit des 24 heures, les 60 voitures roulent en effet sur une route ouverte à la circulation, le reste de l’année. C’est alors parti pour quelques kilomètres à 300 km/h sur ce qui sert de route nationale entre Le Mans et Tours, le reste du temps. Deux chicanes viennent cependant casser la vitesse, depuis 1990. Auparavant, les voitures roulaient à fond jusqu’au virage de Mulsanne, à l’entrée du virage du même nom.
Toujours sur la Nationale, les pilotes remontent ensuite à très haute vitesse jusqu’aux virages d’Indianapolis puis d’Arnage, avant de rejoindre, la Nouvelle Portion, qui s’ouvre avec le très rapide virage Porsche. C’est ici que les voitures quittent la Nationale pour remonter vers la ligne de départ, d’abord avec les très rapides enchaînements de Maison-Blanche, puis avec la chicane Ford, qui lance vers la ligne de départ. Les 13,626 km se parcourent en général en 3’20, voire moins, pour les plus rapides, quand les GTE tournent en 3’50. Ce qui engendre du « trafic » pendant la course, soit le fait de dépasser des retardataires.
Longue histoire
Depuis 1923, le tracé a beaucoup évolué. Au tout début, il remontait jusqu’au quartier de Pontlieue, au sud du Mans, avant que ce virage ne disparaisse en 1929. Dès lors le circuit de la Sarthe prenait la forme générale qu’il présente aujourd’hui. Détruit pendant la deuxième guerre mondiale, le circuit est reconstruit en 1949, et évolue peu jusqu’en 1955, date ou l’ACO entame d’importants travaux après le grave accident de 1955 ou près de 88 personnes trouvèrent la mort, une voiture s’envolant dans le public.
En 1968, la chicane Ford fait son apparition pour ralentir les voitures avant la ligne de départ, ainsi que la « Nouvelle Portion », plus sécurisante que la précédente route de Maison-Blanche, particulièrement dangereuse. Le circuit va particulièrement évoluer au début des années 1990 avec la mise en place des deux chicanes, pour couper la vitesse dans les Hunaudières. Depuis, plusieurs secteurs ont évolué, notamment la chicane Dunlop, et toute la dernière partie du circuit, avec l’enchaînement de Maison-Blanche, mieux sécurisé.
Côté public, plusieurs zones sont intéressantes, avec les virages de Mulsanne, Arnage, et Porsche, offrant des points de freinages variés et impressionnants. Lorsque l’on remonte vers la ligne d’arrivée, le spectacle des stands est toujours aussi impressionnant, notamment en tribunes, tandis que la descente de La Chapelle, après la passerelle Dunlop, permet d’admirer longuement le passage des voitures.