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Sarthe. Les centres équestres souffrent de la crise... |
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Les centres équestres font face à une multitude de problèmes en raison de la crise sanitaire. © Le Maine Libre
Les structures équestres subissent de plein fouet la crise sanitaire et le manque de trésorerie. Elles doivent cependant faire travailler les chevaux quotidiennement et assurer leur bien-être.
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Dès le début de la crise, le comité régional des Pays de la Loire a mis en place une cellule de crise pour pouvoir apporter des réponses aux nombreuses questions des clubs.
« Nous sommes dans le flou, expliquait Bruno Lacroix, président du Comité départemental de la Sarthe. On ne sait pas dans quelle catégorie on se situe. On reçoit du public, mais on n’est pas un restaurant ou une école et quand il y a des réponses données aux différents corps de métier, à aucun moment, il n’est question des centres équestres. De fait de notre activité, nous dépendons du ministère de la Jeunesse et des Sports et compte tenu de notre statut juridique, nous sommes rattachés au ministère de l’Agriculture. »
1 500 € du fonds de solidarité de l’État
Outre les 1 500 € du fonds de solidarité de l’État versé suite à l’interdiction administrative d’accueil du public ou à la perte de chiffre d’affaires supérieure à 70 %, que les 42 structures du département peuvent recevoir, le comité régional travaille pour demander à la région une aide qui permettrait le paiement de la nourriture des chevaux.
« On a mis les chevaux au pré car cela coûte moins cher que de les avoir au box, mais ils sont dans les prés dans lesquels on devait récolter du foin. Du coup il nous faudra des aides pour assurer l’achat de foin et paille. »
Alors, Bruno Lacroix a pris contact avec la Chambre d’agriculture de la Sarthe pour prévoir la suite. « Il y a une pénurie de paille et le manque d’eau actuellement fait que le foin va aussi manquer. Je vais demander que les parcelles en jachère ne soient pas broyées et soient mises à disposition. »
Pas de perspective de reprise
À ce jour, la perspective de reprise de l’activité n’est pas connue. « Plus ce sera tard et plus cela va être dur. Nous sommes la seule activité de sport à devoir travailler. Nous devons sortir les chevaux pour qu’ils se dépensent, les nourrir et assurer leur bien-être. En plus, nous ne sommes pas des structures associatives mais des entrepreneurs, et de fait sommes parfois engagés personnellement. »
Alors la Fédération française d’équitation avec les autres sociétés mères de la filière équestre (France Galop, La SECF pour le trot, la Société Hippique Française et la société française des équidés de travail) planchent sur l’après-crise et préconisent un retour à une TVA de 5,5 %, la réactivation du Fonds équitation et la mise en place d’aides agricoles spécifiques.
Des actions solidaires lancées
Un mouvement de solidarité s’est mis en place dans le milieu équestre sarthois. Ainsi, par exemple, Philippe Rossi a mis à disposition les prairies autour du Pôle Européen du Cheval pour accueillir les poneys et les chevaux de différents centres équestres.
Sur le plan national, une chaîne de solidarité afin de soutenir les établissements équestres en situation précaire a été mise en place par la Fédération française. Ainsi chaque donateur peut soutenir le projet qui lui tient à cœur sur ce site : http://cavaliersolidaire.com
Enfin Philippe Rozier a proposé d’organiser des stages de solidarité au sein des centres équestres à la fin du confinement. Le champion olympique 2016 a décidé d’offrir ses compétences, son expérience et sa notoriété aux clubs en détresse.
L’intégralité des bénéfices sera dédiée à l’alimentation des chevaux dans ces structures en difficulté. L’élan de solidarité se propage et nombreux sont les cavaliers de l’équipe de France et professionnels à rejoindre le mouvement.
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