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Running. La Sarthoise Audrey Provost « aime partager les victoires en équipe »... |
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Après avoir gagné des médailles individuelles sur route, Audrey Provost (troisième en partant de la droite) a emmené ses copines de club vers le titre par équipe Master, à Auray-Vannes, le 14 septembre. © Ouest-France
Après ses deux médailles aux championnats de France de semi-marathon d’Auray-Vannes et avant sa préparation pour le marathon de La Baule le 9 novembre, l’une des meilleures demi-fondeuses de la Sarthe Audrey Provost (JA Montfort-le-Gesnois) s’est confiée, ce jeudi 2 octobre.
Après ses deux médailles aux championnats de France de semi-marathon d’Auray-Vannes et avant sa préparation pour le marathon de La Baule, l’une des meilleures demi-fondeuses de la Sarthe Audrey Provost (JA Montfort-le-Gesnois) s’est confiée, ce jeudi 2 octobre.
Le 14 septembre, vous avez remporté deux médailles nationales Master en individuel et par équipe sur semi-marathon, à Vannes. Comment avez-vous vécu cette expérience ?
C’est vrai que cette médaille était un peu inespérée. Je ne savais pas trop où me situer par rapport à la concurrence, surtout que je commence à être une vieille M1 (elle a 43 ans), donc je ne connaissais pas le niveau des nouvelles de la catégorie. Je suis contente car je fais presque mon record malgré la difficulté du parcours. Donc je profite du moment. On savoure toujours dans ces cas-là .
Et cette médaille par équipe ?
Franchement, c’est super chouette de vivre ça avec les copines de club (la JA Montfort-le-Gesnois). On savait qu’on avait nos chances car on avait l’équipe pour, avec plusieurs filles avec un niveau intéressant et on l’a fait ! Ça lance bien notre saison d’athlé.
Peut-on dire que vous tirez le collectif féminin du JA Montfort-le-Gesnois vers le haut ?
J’ai commencé au club après avoir eu mon dernier enfant. L’objectif a toujours été de faire de mon mieux, de faire partager cela à plusieurs, mais je ne pense pas avoir ce rôle de leader dans le groupe dans lequel je m’entraîne (avec Bruno Bois). Par contre, j’aime bien partager les séances avec les gars du club, on a un bon groupe et ça fait plaisir puisqu’ils me tirent vers l’avant. En tout cas, j’aime ça et j’aime partager ces moments-là en équipe.
Vous avez parlé d’une nouvelle saison. Donc de nouveaux objectifs ?Â
Je prépare un nouveau marathon (à La Baule, le 9 novembre) et l’objectif est de passer sous les 2 h 50 ! Pour ça, je suis passé par la préparation des championnats de France de semi pour avoir un premier bloc de travail avant de lancer la véritable prépa marathon. Trois semaines avant, je vais aller faire le semi-marathon à Saint-Jean-de-Mont. J’espère qu’il fera beau et qu’il n’y aura pas trop de vent. J’aime bien courir au bord de mer, c’est mon truc. Peut-être une sorte de méditation.
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Vous faite parties de celles qui se bonifient avec l’âge. Comment faites-vous ?
Dans le département, j’aime bien Catherine Thomas-Pesqueux, elle est inspirante. Le message est que même si on vieillit, il faut continuer à se faire plaisir et d’aller plus loin. Pour l’instant, je n’en ai pas marre et j’essaye toujours de progresser. Je profite de cela. Mais au quotidien, il faut une organisation, avec des jours bien définis (six entraînements par semaine) et une organisation de famille. Je cours soit le midi, pendant ma pause déjeuner, soit le soir. Mais c’est drôle le midi car mes élèves me voient courir et m’encouragent (rires).