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Roller. Le Sarthois Johan Blot dans la cour des grands... |
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Johan Blot, patineur des Jeunesses sportives de Coulaines. © Ouest-France
Le coureur de 19 ans participe au Grand National organisé ce week-end des 26 et 27 juin par son club des JS Coulaines. Champion de France junior en titre aux points, il vient de passer sénior.
Entretien
Johan Blot, 19 ans, patineur aux JS Coulaines, membre du Club Elite Sarthe. Engagé sur trois épreuves du Grand National de roller.
Tu fais partie des quinze meilleurs patineurs français. Comment es-tu arrivé à ce niveau ?
J’ai appris mon sport au Roller Maine Cœur de Sarthe, à Joué-l’Abbé. Mais là -bas, il n’y a pas de piste pour s’entraîner. C’est pour ça que j’ai rejoint Coulaines il y a un an. Les deux clubs s’entendent bien donc le changement était facile. J’ai fait une partie de mes études au Pôle Espoir de Saint-Brieuc, avant de rejoindre le Pôle France à Nantes. Je suis étudiant en IUT génie mécanique et productique. Je fais la formation en sport étude. Je passe le diplôme en trois ans au lieu de deux. Je peux donc m’entraîner tous les jours, parfois deux fois par jour. Pendant les vacances, je m’entraîne à Coulaines.
En roller, quelle est ta spécialité ?
Je suis plus fondeur, dans l’endurance. Je fais des marathons, sur 42 km. On couvre cette distance dès la catégorie cadet. Comme c’est de la glisse, il n’y a pas de traumatismes sur les genoux. Ça roule bien. Il nous faut un peu plus d’une heure pour un marathon. C’est du 40 de moyenne, comme une course de vélo. On est préparé pour ce type d’efforts… Sur le coup, on est fatigué mais le lendemain, on peut retourner s’entraîner.
En 2020, à Lamballe, tu as décroché le titre de champion de France de la course à points en catégorie Junior A et vice-champion de la course à élimination. Comment se déroulent ces courses ?
Là aussi ce sont des épreuves de fonds. L’épreuve des points se déroule sur 50 tours, c’est-à -dire 10 000 m. Au fil de la course il y a des points à aller chercher à la fin de certains tours. Le premier marque deux points de deuxième un point. Des points sont attribués aux trois premiers dans le dernier tour. La course à élimination, c’est différent, à chaque échéance, les deux derniers sont éliminés.
On pense à quoi quand on tourne sur un anneau de vitesse en roller ?
Pendant une course, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Ça va vite et il se passe tellement de choses, les dépassements, les points ou les éliminations… À la fin, on est fatigué et on compte les tours qui restent.
Cette année, tu as intégré la catégorie sénior. C’est difficile de faire sa place ?
Oui, c’est ma première année et la marche est haute. Je suis contre des patineurs qui ont dix ans d’expérience… Le niveau est beaucoup plus élevé qu’en junior. J’ai encore à apprendre. Les champions du monde nous aident et nous donnent des astuces et ça, c’est génial. En général c’est vers 23-24 ans qu’on atteint son meilleur niveau, jusqu’à la trentaine. Moi, je dois progresser au niveau technique et, physiquement je dois prendre de la puissance, du coffre…
Participer au Grand National de Coulaines, c’est important pour toi ?
Oui, c’est la plus grosse épreuve organisée en Sarthe. Et c’est mon club ! Je suis inscrit sur la course à points, la course à élimination et le 1 000 m. Ça me permet de préparer au mieux les championnats de France qui auront lieu dans une dizaine de jours à Valence d’Agen.
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Ce dimanche 27 juin, sur la piste de roller de l’espace sportif Bollengier-Stragier, route du Stade, à Coulaines (Sarthe). Début des épreuves à 9 h. En cas de pluie, les épreuves sont interrompues. Public accueilli selon les règles sanitaires en vigueur. Gratuit.