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Pétanque. Championnat de France triplette 2025 : Angélique Colombet vise un nouveau record... |
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Angélique Colombet, favorite du tableau féminin. À 49 ans, l’Auvergnate est la recordwoman de titres nationaux chez les femmes. © Photo : archive Julien Kammerer
Avec 17 titres nationaux, Angélique Colombet (49 ans), est la recordwoman de titres de championne de France de pétanque. Neuf en doublette, quatre en triplette et quatre en triplette mixte : voilà son immense palmarès. Cette joueuse fidèle à l’Auvergne, à travers ses clubs d’Ambert, de Cournon et désormais d’Arlanc, figure parmi les favorites au titre lors du championnat de France en triplette de Pontorson (Manche), ces 21 et 22 juin. Ce serait son 18e, trente ans après son premier en 1997.
Elle tire. Elle fait mouche. Et généralement, elle gagne. À 49 ans, Angélique Colombet est toujours là. Droitière. Précise. Froide comme l’acier. Une machine à titres.
Née à Firminy (Auvergne) en 1976, élevée à la boule lyonnaise, elle débarque sur les terrains à 16 ans. Depuis, c’est une collectionneuse. 17 titres de championne de France. Quatre mondiaux. Neuf européens. Et un paquet de finales où elle a laissé ses adversaires à genoux. Ces 21 et 22 juin, elle fera encore partie des favorites à la victoire finale lors du championnat de France de pétanque, en triplette à Pontorson (Manche) où elle vise son 18e titre, 28 ans après son premier décroché en 1997.
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Des débuts à 16 ans, de mère en filles
Angélique Colombet forme une équipe avec Emma Picard et Brenda Hiot, représentant le Puy-de-Dôme. L’objectif est clair : elle vise un cinquième titre national en triplette, dix ans après son dernier sacre. Fidèle à sa réputation : elle joue sans chichi. Pas de fioritures. « Colombet joue très juste », dit d’elle Dylan Rocher, nonuple champion du monde de tir de précision. Tireuse redoutée, stratégique, elle joue milieu. Elle voit le jeu avant les autres. Elle anticipe. Elle place. Elle explose. En mai dernier, elle a encore décroché le titre départemental dans le Puy-de-Dôme. Doublette, triplette, mixte : triplé net. L’Arlancoise domine sa région. Et pas que…
Sur les grands rendez-vous, elle se transforme, se transcende. Calme. Lisse. Tranchante. Elle fera, à Pontorson, son retour en force sur la scène nationale, puisqu’elle n’avait plus gagné en triplette depuis 2015. « Avec son expérience, elle peut faire très mal », confirme encore Dylan Rocher, la star de la discipline, grand absent du tournoi en Normandie.
Son club ? Arlanc. Son clan depuis 2016. Une équipe solide, des joueuses soudées, une patronne respectée. Sur le terrain, c’est elle qui dicte le tempo. Sa force ? L’économie du geste. Peu d’entraînements. Mais de la précision chirurgicale. Elle vise. Elle exécute. À l’ancienne, mais avec l’efficacité d’un laser.
« J’ai commencé la pétanque à 16 ans, en prenant le relais de ma sœur aînée, qui jouait déjà avec ma mère », avait-elle confié à nos confrères du Progrès en 2022. Eh oui car chez les Colombet, fait assez rare pour être souligné, la pétanque se conjugue au féminin. « Ma mère a tenu l’amicale Marcel Colombet de Firminy pendant 25-30 ans », expliquait-elle. C’est comme ça qu’est née sa passion. Depuis, elle collectionne les performances.
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Et la suite ? Elle ne parle pas de retraite. Juste de continuer. Tant que le plaisir est là. Angélique Colombet, c’est la pétanque à l’état pur. Une légende vivante. Une patronne. Ses adversaires sont prévenues. Même si elle refuse l’étiquette de favorite, consciente de la concurrence, elle mise sur sa solide expérience pour espérer devenir une nouvelle fois championne de France, elle, l’Auvergnate qui sans façon…