|
Nuisances nocturnes aux 24 Heures Motos : « le niveau est moins fort que les années précédentes »2 |
1
Le contrôle des spectateurs ne respectant pas le règlement, déjà délicat en journée, s’avère sensible dans la nuit, en raison de l’effet de masse et de la consommation d’alcool. © Archives Ouest-France
Dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 avril 2025, le vacarme venant des campings des 24 Heures Motos a résonné sur la ville du Mans, gênant des dizaines de milliers de personnes. L’Automobile club de l’Ouest, organisateur de l’épreuve, assure que les nuisances sonores se réduisent.
Le vacarme a débuté dans la soirée. Et s’est achevée vers 2 h du matin. Dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 avril 2025, l’écho d’un tohu-bohu mêlant moteurs saturés et explosions à répétition a résonné à travers la ville du Mans.
La pétarade digne d’un feu d’artifice s’envolait des aires d’accueil des 24 Heures Motos, qui se déroulent ce week-end. Le nouveau règlement, mis en place par l’Automobile club de l’Ouest (ACO) impose pourtant aux motards le silence entre minuit et 8 h du matin.
Vent de sud
 Ça peut paraître impressionnant, mais le niveau est moins fort que les années précédentes. Et puis c’est une question de perception très subjective. Comme le vent était de sud, les gens du Mans ont tout entendu. La veille, le vent soufflait de l’autre côtéÂ
, relativise Vincent Beaumesnil, directeur des opérations à l’Automobile club de l’Ouest qui, depuis l’an dernier, lutte contre le tapage nocturne lié à la course :  On est conscients du problème, mais on ne peut pas être derrière tout le monde, nous n’avons pas des milliers de médiateurs ou d’agents de sécurité. On a réorganisé les campings, fait de la sensibilisation. On progresse, mais on ne va pas éradiquer le bruit du jour au lendemain.Â
Les fouilles ont permis de récupérer des quantités importantes de matériel interdit : postes de soudure, cônes, tubes métalliques, bidons… Insuffisant pour empêcher les plus radicaux de faire monter les décibels.
D’après le directeur des opérations,  il suffit d’une minorité. Quelques motos peuvent faire beaucoup de bruitsÂ
. Pourquoi ne pas intervenir, d’autant que l’ACO a investi dans un solide dispositif de surveillance ?  C’est une question délicate. Il faut beaucoup de prudence. On va au contact, mais on ne va pas mettre en danger la vie de qui que ce soit.Â
« On continue le combat »
Vincent Beaumesnil l’assure :  Certaines personnes comprennent et nous donnent leur équipement bruyant. D’autres ne l’entendent pas de cette oreille. Dans ce cas, on temporise. Globalement, on a de moins en moins de récalcitrants qui ne respectent pas la règle. Bien sûr, ce n’est pas encore satisfaisant, mais on continue le combat.Â
N'importe quoi! Toute la nuit on a eu le droit au bruit des moteur .Ces motards sont débiles .J'invite un journaliste à venir vers 3 ou 4 heures du matin .