|
Moto. SERT : les ingrédients du cocktail gagnant... |
3
Damien Saulnier est fier de pouvoir arriver aux 8 Heures de Suzuka, en juillet prochain, avec le n°1 sur la Suzuki. © Ouest-France
Au lendemain du 17e titre mondial obtenu par le SERT sur le circuit de Most, Damien Saulnier, team manager de l’écurie analyse les points forts de la saison 2021.
Le team SERT-Yoshimura a terminé troisième des 6 Heures de Most, samedi 9 octobre 2021. Une performance suffisante pour décrocher le titre mondial en Endurance moto. Damien Saulnier dresse un premier bilan.
Most
« On arrivait sur la dernière course avec des points d’avance. Il fallait donc rester vigilants, ne pas faire d’erreur. On avait aussi à cœur de finir sur une bonne note avec un podium. Toute la semaine s’est plutôt bien goupillée, de l’installation jusqu’au rangement. Most, je pense qu’on n’y reviendra pas tout de suite, mais ça restera un bon souvenir. »

Moste restera un bon souvenir pour le SERT. Ouest-France
Une concurrence féroce
« L’Endurance se développe et le plateau est de plus en plus fort avec Ducati, Suzuki, BMW, Yamaha, Honda, Kawasaki et les grosses équipes privées… Ça crée de l’émulation. Ça me plaît parce qu’il y a un vrai engouement pour la discipline. Il y a une mayonnaise qui est en train de monter. Avant les gens se disaient : « Tiens, ce week-end il y a MotoGP… » Maintenant, ils se disent aussi : « Tiens, il y a une course d’Endurance… ». Et quand on voit le final de la course de Most : au bout de six heures, 7 centièmes entre le premier et le deuxième, six secondes entre le troisième – nous – et le quatrième… Le plateau est homogène. »
LIRE AUSSI. 6 Heures de Most : la victoire BMW, le sacre pour la Suzuki du SERT
Le trio de pilotes
« Pour expliquer leur réussite, il y a plusieurs points. Il y a l’expérience de Sylvain Guintoli, le recul qu’il a, l’analyse qu’il sait faire d’une moto, notamment de la GSXR qu’il a développée au Japon ; le brin de folie de Xavier Siméon, qui met du rythme ; et l’expérience de Gregg Black sur les courses d’Endurance. Le trio a été hyper complémentaire. Ils ont appris mutuellement et sont vraiment contents de rouler ensemble. J’ai aussi apprécié l’envie de Sylvain qui a été séduit par l’ambiance de l’Endurance et ses enjeux. »

Siméon, Black, Guintoli : un trio complémentaire. Ouest-France
Yoshimura - Bridgestone
« SERT + Yoshimura ? J’ai envie de dire : quelle force ensemble, quelle puissance ! Là aussi, les approches sont complémentaires. Entre l’expérience qu’ils ont de la moto et des pneus et nous les acquis construits sur 40 années, on a été dans le coup d’entrée. Et niveau stratégie, eux ont la fougue sur les courses de 8 heures et nous, on sait aborder les coures longues. Bridgestone a aussi joué un rôle important dans ce package : qu’il pleuve, qu’il fasse chaud ou froid, Bridge, ça marche ! »
« La saison débutera au Mans en avril. Puis on aura Spa en juin, Suzuka en juillet, septembre : le Bol d’Or, et l’Indonésie pour finir. Ce format sur cinq courses est le bon pour avoir un championnat qui se déroule dans de bonnes conditions, avec un plateau fourni. Pour nous ça sera particulier d’arriver aux 8 Heures de Suzuka avec le n°1. Il y aura à la fois une pression, parce qu’il faut assurer, et du prestige parce qu’on sera les champions en titre ! »