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Moto. Le rallye de la Sarthe lance le championnat avec 140 participants, ce samedi 7 mai... |
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Julien Toniutti, ici en 2018, va guider des jeunes pilotes. © Archives Arnaud Despelchain
Samedi 7 mai, la première des six manches du championnat de France 2022 des rallyes routiers propose une épreuve sur le circuit Bugatti et des spéciales dans le sud-Sarthe, avec Le Grand-Lucé comme plaque tournante.
Le Grand-Lucé devient la ville de départ du rallye de la Sarthe pour cette 64e édition, ce qui permet des liaisons moins longues pour accéder aux spéciales. Côté tracé, retour à la tradition avec une l’épreuve spéciale disputée sur le circuit Bugatti (quatre tours chrono, tôt dans la matinée du samedi 7 mai).
Les 140 participants auront ensuite à effectuer deux étapes de 175 km et huit spéciales, tracées à Lhomme et Bessé-sur-Braye. L’accès du public aux spéciales est possible uniquement dans des zones spécifiques et sécurisées. Des contrôles horaires sont mis en place tous les 20 kilomètres environ, afin de vérifier le respect de la moyenne et du parcours. Les pilotes sont pénalisés de 7,5 secondes pour chaque retard ou avance de 30 secondes.
La dernière boucle se déroulera de nuit, pour une arrivée du premier pilote au Grand-Lucé à 23 h 18. La remise des prix aura lieu dimanche matin.
Les forces en présence
Les pilotes sont au guidon de motos du commerce conformes au code la route. On trouve ainsi des sportives, des routières, des motos de trail ou d’enduro… En Élite, le triple champion de France Bruno Schlitz (Aprilia) remet sa couronne en jeu. Le Sarthois Tanguy Brebion tentera de lui donner la réplique.
Dix side-cars et des motos anciennes (millésimes 1955 à 1980) et classiques (millésimes 1981 à 1996), complètent le plateau.
Un champion murmure à l’oreille des jeunes
Julien Toniutti, multiple champion de France des rallyes routiers (plusieurs fois vainqueur du Rallye de la Sarthe), recordman français au Tourist Trophy, sera présent pour accompagner des jeunes pilotes.
« Je fais rouler des jeunes en Rallye, je pars avec eux, je leur prépare des motos. Il y en a qui ont un super potentiel. Je les accompagne pour leur donner tous les conseils possibles, pour qu’ils roulent dans les meilleures conditions. Ce sont des jeunes qui ont déjà fait du rallye, qui ont entre 22 et 24 ans et qui font déjà des résultats, mais quand tu as cet âge-là tu n’as pas de moyen, pas d’expérience, les résultats qu’ils font, je n’aurais peut-être pas été capable de les faire avec les motos qu’ils ont.
Donc je me dis qu’ils ont un potentiel de fou. Le petit Mathias Courtaud, qui a 22 ans, a déjà réussi à gagner deux spéciales chronométrées, avec une moto qui ne fait que 70 chevaux, qui a plus de 70 000 kilomètres. Et avait terminé devant Bruno Schiltz. »