|
Loire Atlantique - PORTRAIT. Running : Elisa Bernard, la runneuse nantaise aux 4 millions de vues... |
1
Elisa Bernard cumule 4 illions de vues sur YouTube pour ses vidéos sur le running. © Sébastien Dieu Devienne
Avec plus de 30 000 abonnés cumulés sur ses réseaux sociaux, la Nantaise Elisa Bernard ou « Elisa is Running » partage sa passion de la course à pied en vidéo depuis plus de 10 ans avec authenticité.
Il est difficile de le croire à première vue, mais Elisa Bernard est casanière. Pourtant, pour rejoindre le parc de la Roseraie où nous lui avions donné rendez-vous, elle a parcouru 25 kilomètres en courant, entre Nantes, La Chapelle-sur-Erdre et Sucé-sur-Erdre. Cette fois, elle ne se filme pas, car il ne s’agit que d’un entraînement, mais dès qu’elle prend le départ d’une course, « Elisa is Running » transmet sa passion en vidéo.
Depuis un an, la Ligérienne a même ouvert sa micro-entreprise grâce aux revenus générés par sa chaîne YouTube, et aux collaborations faites avec différentes marques spécialisées dans la course à pied, comme Strava. Une ascension folle pour celle qui ne prenait pas au sérieux la discipline lorsqu’elle était adolescente. « Avant, je détestais courir, assume-t-elle. Pour moi, la course à pied n’était même pas un sport. Puis à 16 ans, je me suis fait opérer des dents de sagesse, et à force de rester chez moi, j’ai eu un déclic. J’ai pris mes baskets et je suis partie courir. Je ne me suis plus jamais arrêtée. »
« J’espère aider un maximum de personnes »
En 2015, elle publie sa première vidéo dans les rues de Treillières à l’occasion d’une sortie entre adhérents. « À l’époque, je suivais des Youtubeurs runners mais j’ai mis du temps avant d’oser m’y mettre. Puis je me suis dit, pourquoi pas moi ? »
Lire aussi : Running, tennis, surf… À 22 ans, il crée une application pour trouver des gens avec qui faire du sport
L’objectif : donner envie de courir à ceux qui hésitent encore, et partager quelques conseils à travers ses expériences, toujours avec bonne humeur. « J’espère aider un maximum de personnes. Ça m’est même déjà arrivée de regarder mes propres vidéos quand je participe à une course dont je ne me souviens plus trop du parcours. »
Onze ans plus tard, les chiffres sont vertigineux : plus de 500 vidéos et 4 millions de vues cumulées sur sa chaîne YouTube, avec une réalisation en constant progrès, et une authenticité rare pour l’amatrice. « Parler à une caméra est assez bizarre au début, mais c’est devenu une habitude et ça m’a permis de me développer personnellement. »
Elle n’en oublie pas les autres réseaux sociaux, véritable vitrine de son travail, qui lui ont permis d’être contacté par un agent d’influence, et ainsi de se professionnaliser. Elle a notamment pu réaliser des voyages de presse, en Tunisie ou plus récemment au Maroc. Cependant, détrompez-vous, tout cela n’est pas un business, mais un simple bonus à côté de son activité principale qu’elle souhaite garder secrète. « Même si je gagne au loto, je ne suis pas sûre d’arrêter. J’aime trop mon métier, et il m’enlève toute pression. Un jour, je déciderai peut-être de réduire mon temps de travail pour développer mon activité de créatrice de contenus. »
En attendant, Elisa Bernard ne passe pas inaperçue avec sa caméra en main et une fleur glissée dans sa chevelure bouclée, et son visage devient chaque jour plus familier pour les coureurs de la région nantaise.