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Les 24 Heures de la bille : entre compétition décalée et retrouvailles entre copains... |
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Les 24 Heures de la bille à Saint-Mars-de-Locquenay ont réuni 45 équipes et 135 joueurs, ce week-end du 17 et 18 mai 2025. © Ouest-France
La 21e édition des 24 Heures de la bille, à Saint-Mars-de-Locquenay, en Sarthe, a commencé ce samedi 17 mai 2025. Récit d’un succès populaire où la bonne ambiance règne en maître.
Les 24 Heures de la bille font partie de ces fêtes de village à la bonne humeur contagieuse. Tous les ingrédients y sont : des banderoles qui flottent au vent, une buvette qui vend des saucisses frites, des gosses dans les autotamponneuses et des sourires à tout bout de champ. Le soleil tape et la bière commence à remplir les godets. Sur le bord du circuit en sable, montée sur des pieux en bois plantés dans la pelouse, les 135 « pilotes », répartis en 45 équipes de trois, viennent de démarrer la course.
Trous, looping et désert improvisé
Comme lors des 24 Heures du Mans, il est 15 h. Billes en main, ils sont partis pour dix manches de deux ou trois heures, jusqu’au lendemain. « Les seules interruptions sont pendant les pauses déjeuners du midi et du soir », complète Nicolas Legendre, le président du comité des fêtes de Saint-Mars-de-Locquenay.

Nicolas Legendre, président du comité des fêtes de Saint-Mars-de-Locquenay, a organisé sa première édition des 24 Heures de la bille. Ouest-France
Tout le reste du temps, il faudra jouer du pouce et de l’index pour faire progresser sa bille le plus loin possible, tout en franchissant un parcours semé d’embûches : des trous, des dos-d’âne, un mini-lac dans une bassine, un looping et même un désert improvisé où la bille s’enlise facilement. Sa position est marquée avec une réplique de voiture et chaque manche comporte des points à remporter. Ceux qui terminent avec le plus gros score remportent la compétition.
Des commissaires comme aux 24 Heures
Mais ne vous y méprenez pas, jouer à la bille demande un peu de technique. « Il faut savoir doser la précision et la force, fait remarquer Allan, de l’équipe Super U Parigné-l’Évêque. Il participe pour la dixième fois, autant vous dire que c’est un habitué. Il y a des endroits où l’on met plus de force que d’autres. Et parfois, tout se joue en finesse. » On a beau avoir des perruques et des chapeaux marrants sur la tête, il faut réussir à négocier les virages et éviter les sorties de route.

Les regards se braquent sur la piste à chaque nouveau coup. Les commissaires (en bleu) veillent gentiment au bon respect du règlement. Ouest-France

La position des billes est matérialisée par des voitures miniatures. Ouest-France
Pas question non plus de tricher, dix-huit commissaires se relaient et font respecter le règlement. « Les joueurs ont le droit à un seul coup par équipe et il faut surveiller qu’aucun obstacle ne soit déplacé », explique Guy. Les billes sont aussi identiques pour chaque concurrent.

Guy et Aude sont commissaires de piste aux 24 Heures de la bille. Ouest-France
Derrière les barrières : les amis, la famille, les gens du coin et les curieux. Les places de « pilotes » se sont elles aussi arrachées. Pourquoi ça marche ? « L’esprit de fête et les copains », répond Nicolas Legendre. Ici on prône la franche camaraderie, le plaisir et les éclats de rire. Le paradis du « bon vivant » en somme.