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Le Mans FC. « Le MUC 72 était comme une famille », se souvient le Japonais Daisuke Matsui... |
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Daisuke Matsui sous les couleurs du Mans, lors de la saison 2006-2007. © Archives Ouest-France
Figure emblématique du Mans Union Club 72 (Sarthe) pendant les années Ligue 1, le Japonais Daisuke Matsui est revenu, dans un entretien accordé au journal L’Équipe ce jeudi 14 octobre 2021, sur son aventure en Sarthe, entre 2004 et 2008.
Fantasque, génial, élégant, l’attaquant japonais Daisuke Matsui n’a laissé aucun amateur de football indifférent, lors de son passage au MUC 72, entre 2004 et 2008. Son arrivée au Mans, l’apprentissage du français, le stade Léon-Bollée… Alors que sa parole est rare, l’ex-attaquant sang et or s’est livré sur son aventure sarthoise dans un entretien accordé au journal L’Équipe , ce jeudi 14 octobre 2021.
« Mais où ils m’emmènent, là ? »
Nous sommes en 2004. Après avoir visionné des cassettes VHS du joueur évoluant à l’époque en D2 japonaise, le club manceau recrute le jeune Daisuke Matsui, âgé de 23 ans. Le Nippon débarque alors dans le pays des rillettes en provenance de Kyoto. Un moment que le principal intéressé n’est pas près d’oublier. « Après être arrivé à Paris, j’ai été conduit en voiture jusque dans la Sarthe, je voyais défiler des paysages champêtres, puis les forêts, je me suis posé la question : mais où ils m’emmènent, là ? [Rires] », raconte-t-il au quotidien sportif L’Équipe.
Daisuke Matsui : « J'étais un peu la mascotte »
— L'ÉQUIPE (@lequipe) October 13, 2021
Premier Asiatique à avoir évolué en France, l'ancien ailier passé notamment par Le Mans garde de très bons souvenirs de son expérience française. https://t.co/jPoAJOMJwi pic.twitter.com/K2X46AIfVG
Lors de cet entretien, Daisuke Matsui se souvient également de ses premiers pas avec ses nouveaux coéquipiers. « Laurent Bonnart (le capitaine de l’époque), avait dit que j’étais timide pour qu’on soit patient et indulgent avec moi au début. En fait, j’ai toujours été un joyeux luron, même au Japon. Dès le premier entraînement, je suis allé vers les autres, surtout le groupe de joueurs africains : ils mettaient de l’ambiance moi, j’étais un peu la mascotte de l’équipe […] Le MUC était comme une famille. »
L’anecdote de @tuliodemelo9 sur les cours de français avec Daïsuke Matsui??
— Le Muciste (@muciste) April 25, 2020
« Dans la classe il y avait un brésilien????, un japonais???? et un serbe????... »
L’entretien complet ici avec ce lien????https://t.co/LdPbAx2zcC pic.twitter.com/Xo4qBngTWV
Nouvelle culture, nouvelle langue, c’est la première fois que l’attaquant japonais quittait la terre du Soleil-Levant pour s’installer dans Le vieux continent. « Je prenais des cours de français tous les matins à 8 h, avant l’entraînement. La deuxième année, j’étais avec le brésilien Tulio De Melo. À deux, c’était plus facile […] Je n’ai pu librement parler qu’après trois ans d’efforts intensifs », se remémore-t-il.
« Les supporters m’ont adopté instantanément »
Daisuke Matsui joue son premier match officiel avec le club sang et or le 17 septembre 2004 (1-1) face à Brest. Le début d’une longue love story avec les supporters. « J’ai fait quelques dribbles et tous les supporters du Mans m’ont adopté instantanément. Au stade Léon-Bollée, je dribblais un adversaire et j’entendais olé, c’était génial. » Pas forcément du goût de son entraîneur de l’époque, Frédéric Hantz : « Les deux premières saisons, il me criait toujours dessus. Pas la peine d’être un génie pour le comprendre. Selon mon interprète, je dribblais trop (sourire). »
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Après avoir fait chavirer le cœur des supporters manceaux pendant quatre années, le Japonais a ensuite rejoint l’AS Saint-Etienne, en 2008. Au total, Daisuke Matsui a joué 130 matchs et marqué 17 buts pour le MUC 72, dont un qui restera dans les mémoires. Cette Madjer réalisée face à l’AS Monaco, en août 2007, restera un geste à son image : virevoltant.