|
La Flèche. Passionné de pétanque, Tom Delhommeau-Forget, 12 ans, à la conquête d’un titre national... |
2
Même s’il rêve de vivre de son sport, Tom Delhommeau-Forget garde les pieds sur terre. © Le Maine Libre
À 12 ans et demi, le Fléchois s’apprête à disputer les championnats de France cadets en triplette fin août 2021. Il souhaite suivre l’exemple du Sarthois Dylan Rocher.
Une bouille juvénile, le visage rieur et les yeux bleus pétillants, malgré sa timidité du premier abord : Tom Delhommeau-Forget est un jeune joueur de pétanque prometteur. Mais lorsqu’il joue à la pétanque, il n’est plus le même. Visage fermé, langue tirée : Ça, c’est pour faire comme son père
, glisse Nathalie, sa mère. Auréolé de cinq titres départementaux, seul ou en équipe, le garçon de 12 ans est l’un des plus grands espoirs sarthois.
+ Téléchargez la nouvelle appli des médias du groupe Sipa Ouest-France
C’est en 2016 que Tom décide de commencer la pétanque en club, à La Flèche. Mon papa en faisait. J’ai essayé, j’ai accroché
, souligne-t-il. Dès sa première année de compétition, le jeune garçon surprend les observateurs. Il remporte le tête-à -tête (championnat individuel) sarthois au nez et à la barbe de Pavel Renou, son partenaire d’équipe aujourd’hui. Son meilleur souvenir.
Suivre l’exemple de Dylan Rocher
En compétition de triplette, Tom évolue milieu : le Fléchois est capable de tirer et de pointer. Mais ce qu’il apprécie le plus, c’est le tir, comme son modèle, le Sarthois Dylan Rocher. D’ailleurs son geste ressemble à l’ancien pensionnaire des JS Allonnes. Un mouvement ample, très relâché, qui fait mouche. Souvent je fais des parties tout seul. Je mets entre cinq et sept boules et je les tire une à une
, explique-t-il. Pour l’instant, il ne s’entraîne en club qu’une fois par semaine, le mercredi.
Le joueur de La Flèche est un sacré passionné. C’est mon sport, mon loisir. J’aime travailler la patience.
Ironique, surtout quand il présente ses points faibles : Je suis impulsif sur le terrain. Dès que le coach monte le ton, je n’en fais qu’à ma tête.
Parce que Tom aime jouer. Il admire la triplette Robineau/Lacroix/Rocher pour son sens tactique. Alors quand on ne partage pas sa vision, Tom s’emporte. Quand je le vois s’énerver, je le laisse faire. Il est trop têtu pour écouter
, confirme son père en souriant.
Le soutien indéfectible des parents
En compétition, ses parents essaient de venir le voir régulièrement. On est très fiers de lui
, glisse sa maman. Et leur soutien est indéfectible. Surtout lorsque Tom hésite à continuer son loisir. Je l’ai poussé dans sa passion. Après le confinement, il voulait arrêter et se mettre au football. Je l’ai invité à continuer, au moins pour ses coéquipiers. Et résultat : il va en championnat de France
, résume son père.

Nathalie et Christophe, ses parents, le soutiennent dans sa passion. Le Maine Libre
Parce qu’après leur titre départemental en triplette, Malo Pinçon Assez (Val de Sarthe), Pavel Renou (La Suze-sur-Sarthe) et Tom participeront au championnat de France cadet les 21 et 22 août 2021 à Nevers (Nièvre). L’équipe est aussi engagée sur des tournois cadets nationaux. Ils ont même gagné le tournoi B en senior à Sargé-lès-Le Mans.
Objectif : passer à la télévision
Pour jouer régulièrement, le jeune homme baroude : en Bretagne, à Angers, à Orléans… Dans son collège – où il sera en 4e à la rentrée – on le comprend : Mes copains me disent que si ça me plaît, c’est bien pour moi
. À terme, le garçon rêverait de vivre de son sport et passer à la télé, comme Dylan Rocher. Il souhaite marcher dans les traces de son aîné, celui qu’il rêve un jour de rencontrer.