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L’équipe de football d’Iran rend hommage aux victimes d’une frappe sur une école attribuée aux États-Unis... |
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Les joueurs iraniens avaient dans leurs bras des cartables roses et violets ornés de rubans. © AFP
L’équipe nationale masculine d’Iran a rendu hommage aux dizaines de victimes d’une frappe sur une école attribuée aux États-Unis. Durant les hymnes avant le match face au Nigeria (défaite 2-1), ce vendredi 27 mars, les joueurs ont porté des brassards noirs et tenaient dans leurs bras des cartables roses et violets ornés de rubans.
L’équipe nationale masculine d’Iran a rendu hommage vendredi 27 mars 2026, pendant les hymnes, aux dizaines de victimes d’une frappe aérienne attribuée aux États-Unis contre une école primaire le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient.
Pendant leur hymne, les joueurs iraniens, qui affrontaient le Nigeria (défaite 2-1) dans la ville turque de Belek, près d’Antalya, ont porté des brassards noirs et tenaient dans leurs bras des cartables roses et violets ornés de rubans, qu’ils ont ensuite déposés à leurs pieds.
Une frappe au premier jour du conflit
La frappe contre cette école, dans la ville méridionale iranienne de Minab, le 28 février, a tué au moins 170 personnes, dont des élèves et des enseignants, selon les sources iraniennes. Elle a eu lieu au premier jour de l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a répliqué en frappant des cibles en Israël et dans toute la région.
D’après les conclusions préliminaires d’une enquête militaire américaine rapportées par le New York Times, c’est un missile de croisière Tomahawk américain qui a touché l’école primaire, en raison d’une erreur de ciblage.
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Selon le quotidien, l’armée américaine bombardait une base iranienne adjacente, dont le bâtiment de l’école avait autrefois fait partie. Les coordonnées de la cible avaient été définies à partir de données obsolètes, a précisé le journal.
Téhéran a dénoncé une attaque « calculée » des États-Unis. Le président américain Donald Trump a d’abord nié toute implication de son pays - en imputant même la responsabilité à l’Iran -, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il « s’accommoderait » du résultat d’une enquête ouverte par le Pentagone.