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Kayak. Équipe de France : les Sarthois sur le devant de la scène... |
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Lise Vinet voudra récupérer son titre mondial. © Antoine Lamielle
De zéro représentant en 2022 à quatre en 2023, la délégation sarthoise en équipe de France de kayak sera dense, cette année. Les ambitions seront, elles, élevées.
Lise Vinet a pris sa revanche
Après une saison blanche sur le plan international, Lise Vinet, 29 ans, est de retour en équipe de France de descente, une discipline non-olympique. « Je n’avais pas réussi les sélections en 2022, j’ai même hésité à continuer le kayak, mais finalement je suis repartie en retrouvant petit à petit la motivation. » Bien lui en a pris puisque la licenciée du CK Club Fertois a validé, il y a une dizaine de jours, de main de maître son ticket chez les Bleues pour cette année. Elle a raflé toutes les courses au menu du rendez-vous sélectif tricolore, en sprint (format d’une minute environ) et en classique (un quart d’heure).
« L’objectif numéro 1 sera de récupérer mon trophée de championne du monde en sprint acquis en 2021. La compétition se déroulera du 9 au 11 juin à Augsbourg en Allemagne. Je vais d’ailleurs aller sur ce site la semaine prochaine pour le découvrir. Trois semaines avant les Mondiaux se tiendront les championnats d’Europe à Skopje en Macédoine. Les deux événements sont rapprochés. La forme devrait déjà être là en mai, donc pourquoi pas chercher l’or au niveau continental, surtout que je n’ai jamais été titrée aux Europe. » Une double mission stimulante à laquelle prendra part une autre Sarthoise, Lisa Lebouc, sociétaire de l’Entente Sportive Anjou Canoë-Kayak.
+Â Kayak. Lise Vinet et Pauline Freslon veulent redresser la barre
Elias Blais s’est relevé
La renaissance d’Elias Blais. Le jeune kayakiste de bientôt 21 ans avait abandonné la discipline en raison d’une blessure à l’épaule. « J’ai eu plusieurs luxations, ce qui a entraîné une opération en décembre 2021. Ensuite, je ne suis pas remonté sur le bateau car ça m’avait dégoûté du sport de haut-niveau, de passer du top à plus rien. Finalement, j’ai repris en début d’année, en m’entraînant seul dans mon club basé à  Moulins-le-Carbonnel (Foyer Rural des Alpes Mancelles). » Lors des sélections nationales de descente, il a créé la sensation en gagnant sa place pour l’équipe de France senior.

Elias Blais sera en mode découverte. Antoine Lamielle
« Le but principal était de me qualifier en moins de 23 ans (chose faite), car je ne pensais pas avoir le niveau pour la catégorie senior comme je n’ai pas repris depuis longtemps, mais il s’est avéré que si. » Le vice-champion du monde junior 2019 jouera donc sur les deux tableaux lors des prochains mois. Avec quels objectifs ? « À vrai dire, je ne sais pas trop. Je suis aussi là pour prendre mes marques, je suis le plus jeune du groupe. Avec une bonne approche mentale, je pense pouvoir faire des tops 10 en seniors. Chez les espoirs, le podium est, lui, atteignable. »
Pauline Freslon, changement heureux
Lauréate de la Coupe du monde de descente en 2021, la Sarthoise avait, par la suite, décidé de se consacrer à la course-en-ligne, avec les Jeux olympiques de Paris en 2024 dans le viseur. Une bascule risquée. « Quand on fait un tel choix, on n’est jamais sûr que ça va fonctionner. Si on m’avait dit qu’il me faudrait deux ans pour me sélectionner en équipe de France, j’aurai signé direct. Je m’étais préparée pour que ça prenne un an de plus. » Sauf que Pauline Freslon est une athlète pressée. Le week-end dernier sur le plan d’eau de Vaires-sur-Marne, elle a terminé, par deux fois, à la 3e place des finales en individuel. Compostant, par la même occasion, son sésame pour les Bleues.
« L’an passé, j’étais au bout du premier groupe, autour de la 8e position donc j’ai franchi un gros cap, dans la technique, la puissance… Il y a beaucoup de remises en question pour en arriver là . J’ai réappris toutes les bases. » Travail payant. Pour les échéances mondiales, la sociétaire de l’Entente Sportive Anjou intégrera le kayak d’équipage de la France, en 4 places. Avec ses trois autres coéquipières, la mission sera intense : qualifier le bateau aux JO.