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Hippisme. Prix d’Amérique 2022 : Nicolas Bazire mieux placé que son père... |
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Nicolas Bazire (Davidson du Pont) lors de sa dernière sortie à Vincennes. © Le Trot – Jean-Luc LAMAERE
Bazire père et fils font partie des favoris, avec un petit avantage à Nicolas qui drive Davidson du Pont (N.17), dauphin des deux derniers Prix d’Amérique dimanche 30 janvier 2022.
Le trotteur Davidson du Pont (N.17), piloté par le Sarthois Nicolas Bazire, peut remporter, dimanche 30 janvier 2022, à 16 heures, le précieux Graal : le Prix d’Amérique. « Davidson est prêt. Il faut que le gamin tienne ses rênes pour finir », a expliqué en conférence de presse Jean-Michel Bazire, en référence à disqualification du cheval de son fils en fin de course lors du dernier Prix de Belgique. « C ’est notre meilleure chance au départ du Prix d’Amérique. »
Prêts à en découdre
L’homme parle peu, mais dit l’essentiel, et surtout avance ses pions de manière méthodique. Avec quatre représentants, les Bazire sont bien armés : Davidson du Pont (entraîné par Nicolas), Zacon Gio, Feydeau Seven ou Rebella Matters (entraînés par Jean-Michel).
« On ne va pas se bagarrer entre nous », rassure de son côté Nicolas (21 ans), classé parmi les favoris dimanche. Son cheval, Davidson du Pont, a fini second des deux dernières éditions. « Nous sommes prêts et impatients d’en découdre. Après ma première expérience l’an passé au Prix d’Amérique, histoire de prendre la température, me voilà aujourd’hui en course pour la victoire. Tout le monde a le couteau entre les dents… »
Selon lui, trois chevaux se distinguent dans la course à l’épreuve reine du Sulky : Étonnant, Davidson du Pont et Hohneck. « Reste à savoir dans quel ordre ! »
« Papa vient de passer le cap des 6 500 victoires »
À vingt-quatre heures du départ, Nicolas reconnaît qu’il y a beaucoup de pression mais aussi du bon stress : « J’ai conscience de la chance qui m’est donnée de courir avec Davidson du Pont, dont je m’occupe aussi à l’entraînement. C’est un gentil, un peu nerveux au départ… La pression ? On verra à une heure du départ. »
Alors que Bazire junior, 21 ans, construit son palmarès (129 victoires), son père, Jean-Michel, 50 ans, se prépare à prendre sa retraite sportive. « Mais il n’est pas encore cuit le vieux », sourit Nicolas. « Avec Feydeau Seven qui reste sur deux belles courses, il sera dans le coup. » Nicolas joue l’atout admiration envers ce paternel aux quatre Prix d’Amérique : « C’est un avantage d’apprendre aux côtés du meilleur. Il sait avant l’heure comment ça va se passer. »
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Ses fans le surnomment le « Zidane du trot ». « Cette semaine, Papa vient de passer le cap des 6 500 victoires en carrière », conclut Nicolas. Dans sa « ferme », à La Bodinière, près de Solesmes, tout le monde retient son souffle.