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Handball. La défense déjàcomme priorité pour l’équipe de France, qui a battu l’Espagne... |
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Charles Bolzinger. © Jerome Fouquet / Ouest France
Les Bleus l’ont emporté au Mans, jeudi 19 mars face à l’Espagne (29-26), en amical, pour la première de leur nouveau sélectionneur Talant Dujshebaev.
S’il faudra plus qu’un match amical pour effacer la claque contre l’Espagne (32-36) à l’Euro de janvier, l’équipe de France a mis un point d’honneur à débuter l’ère Talant Dujshebaev par un succès.
Le nouveau sélectionneur a procédé à une large revue d’effectif pour sa première. Vingt joueurs sur la feuille de match, c’est quatre de plus qu’en temps normal. À l’Espagnole, il n’a d’ailleurs pas hésité à changer totalement son six au bout d’un quart d’heure, sans que la défense en souffre forcément. L’agressivité et la mobilité du duo Briet-Konan ont trouvé une suite intéressante avec le duo Fabregas – Monar.
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C’est plutôt en attaque, avec un Desblancs timide pour sa première, que les Bleus ont coincé en fin de première période. Les coéquipiers de Ludovic Fabregas ont lâché trop de ballons, oublié également leurs ailiers, tout ce qui leur avait réussi en début de partie. Dans d’autres circonstances, Talant Dujshebaev se serait sûrement énervé. Là, il s’est retourné vers son banc pour expliquer à ceux appelés à rentrer ce qu’il convenait de corriger.
Bolzinger n°1 dans les cages
Si cette première ne constituait pas une note éliminatoire, elle a apporté quelques enseignements. Dans la cage, Charles Bolzinger, solide durant vingt minutes, avant d’être pris à défaut sur contre-attaques, est installé en numéro 1 (6/19). Valentin Kieffer a fait honneur à son statut de doublure, notamment à six mètres.
Pour les jets de sept mètres, Richardson et Paschal vont assurer la succession de Descat. Au poste de pivot, le Nantais Tournat devrait gratter du temps de jeu même s’il ne défend pas. Enfin, s’il était forfait, Aymeric Minne est resté jusqu’à hier soir avec ses coéquipiers à la demande du sélectionneur. Une manière de dire que le Nantais aura à l’avenir les clés du camion. Dans une version plus classique après le repos, en s’appuyant sur la force physique de Fabregas, les Bleus ont continué à laisser les Espagnols dans leur rétro jusqu’à la sonnerie.
Une chose est sûre, il y a longtemps que l’on n’avait pas vu un coach si directif sur le banc tricolore.