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Handball. L’équipe de France s’impose au Mans face à l’Espagne pour la première du sélectionneur Talant Dujshebaev... |
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Les Bleus de Melvyn Richardson se sont imposés à Antarès. © Le Maine Libre - Yvon Loué
L’équipe de France recevait l’Espagne en amical ce jeudi soir 19 mars 2026 dans la salle Antarès au Mans. Pour le premier match de Talant Dujshebaev à la tête de la sélection, les Bleus ont retrouvé le chemin de la victoire.
FRANCE 29
ESPAGNE 26
Un nouveau cycle. Voilà ce qu’entamait l’équipe de France de Handball ce jeudi soir 19 mars 2026 au Mans. Dans la salle Antarès, les Bleus faisaient leur retour sous la houlette de leur nouveau sélectionneur, Talant Dujshebaev. Après une décevante 7e place au dernier championnat d’Europe en début d’année et le départ de Guillaume Gille de la tête du groupe tricolore, c’est à la légende kirghize du handball mondial qu’a été confié la mission de relancer la machine tricolore enrayée.
Naturalisé espagnol (158 matchs en tant que joueur entre 1995 et 2004), le technicien faisait donc ses premiers pas avec la France face à son pays d’adoption. Un match amical pour « instaurer sa patte, son envie, sa discipline », confiait le capitaine Ludovic Fabregas en début de semaine.
Bolzinger précieux
En Sarthe, les Bleus retrouvaient une formation ibérique qui ne leur avait pas fait de cadeau il y a deux mois de ça, lors de la troisième journée du tour principal de l’Euro (victoire 36-32). Et pour commencer, Talant Dujshebaev alignait une équipe composée de Bolzinger, Mem, Remili, Konan, Nahi, Briet et Lenne. C’est ce dernier justement qui égalisait pour l’équipe de France après l’ouverture du score des Espagnols.
Les Bleus s’offraient ensuite rapidement deux buts d’avance en trouvant d’abord bien les ailes pour conclure. Sous les yeux de l’illustre gardien des Experts Thierry Omeyer présent en tribunes, Bolzinger préservait la cage des Français grâce à des arrêts successifs (6/19 arrêts en première période). Après 13 minutes de jeu, Richardson permettait à la France de mener de quatre buts (9-5). Pourtant en supériorité numérique deux minutes après que Seradilla a été sanctionné, les hommes de Dujshebaev se faisaient surprendre à la suite de deux pertes de balles et Barrufet égalisait (9-9, 21’).
Dujshebaev volubile
Bien bloquée dans l’axe par une défense espagnole rodée, l’équipe de France un peu brouillonne (7 pertes de balles en première période) avait du mal à déclencher pour mettre en difficulté le portier adverse Hernandez. Un jet de sept mètres de l’arrière droit Paschal, à la dernière seconde du premier acte, permettait aux Bleus de rentrer au vestiaire avec un petit but d’avance (16-15).
Très actif sur son banc, Talant Dujshebaev guidait les Bleus qui semblaient comprendre ses consignes. Dès la reprise, la France reprenait le large à la faveur de buts de Bos, Paschal et Tournat, mais aussi à un arrêt du portier entrant Kieffer (19-15, 35’). Devant 5377 spectateurs, les Français, sérieux en défense, conservaient une marge de trois buts à l’approche des dix dernières minutes (25-22, 49’), puis quatre à six minutes du terme (27-23). Un avantage scellant la victoire tricolore : 29-26.
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Il y aura une revanche, dimanche à 13 h 30 à Ciudad Real (Espagne), toujours en amical. Puis les Bleus se regrouperont à nouveau du 11 au 18 mai 2026 pour préparer et jouer un barrage de qualification au championnat du monde 2027 contre la République tchèque. Les Français se déplaceront à Brno, le 14 mai, pour le match aller, avant de recevoir la Tchéquie à Orléans (Loiret), le 17 mai.
La réaction
Talent Dujshebaev (sélectionneur de l’équipe de France) : « Je suis très content du résultat mais pas de tout le match. Bien sûr en cinq entraînements c’est normal, on a besoin de temps. Je suis satisfait des attitudes de mes joueurs, j’ai donné du temps de jeu à 17 joueurs. »
Ludovic Fabregas (capitaine de l’équipe de France) : La victoire était importante, c’était intéressant. Au-delà de ça on avait des objectifs par rapport au jeu, par rapport à ce qu’on avait travaillé en début de semaine notamment offensivement. J’espère que le coach est satisfait de ce qu’on a pu produire pendant une heure même si tout n’était pas parfait. C’est intéressant pour la suite. Ce n’est pas en trois jours que l’on va devenir la meilleure équipe du monde. On y va pas à pas et pour le moment on arrive à engranger de la confiance avec nous et pour la suite. »