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Football. Le Sarthois Gérard Loison quitte la présidence de la Ligue des Pays de la Loire... |
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Samedi 19 décembre 2020, Gérard Loison (Président de la Ligue) va passer la main à Didier Esor (président délégué). © Archives Photo Sébastien Soulard
L’assemblée générale élective de la Ligue des Pays de la Loire se déroule samedi 19 décembre 2020 en visioconférence, compte tenu des conditions sanitaires et des restrictions. À cette occasion, Gérard Loison laissera le fauteuil de président à Didier Esor, seul candidat déclaré pour succéder à son bras droit sarthois depuis quatre saisons.
C’est inévitablement avec un pincement au coeur, que Gérard Loison le président de la réunification entre les Ligues du Maine et de l’Atlantique (janvier 2017) quittera samedi en soirée le studio mis à disposition (visioconférence) par le Crédit Agricole à Angers. En l’occurrence, ce n’est pas une page qui se tourne mais tout un livre qui se refermera.
Décision sans contrainte
Après quarante-cinq ans voués aux responsabilités dans un club (président de Rouillon de 1973 à 2008), une Ligue (trois mandats) et quatre saisons à la Haute Autorité du football à la FFF (2012-2016), l’ex-grand argentier des Mutuelles du Mans (1981 - 2001) a décidé que le temps était venu de passer la main. Avec le légitime sentiment du devoir bien accompli. « La décision est personnelle, prise sans la moindre contrainte. La seule raison de ce départ concerne mon âge (76 ans). Je considère que c’est un âge raisonnable pour se retirer alors qu’une bonne partie des licenciés a moins de 50 ans. La tâche a été passionnante et parfois usante. »
Trois mandats à la Ligue
L’une des particularités du parcours footballistique de Gérard Loison en tant que dirigeant, est de n’avoir jamais siégé au District de la Sarthe avant de rejoindre la Ligue du Maine. C’est Jean Mézière via Roland Grandier (président du MUC 72) qui est venu me chercher. Après trois mandats (1996-2008) à la tête de la Ligue du Maine, il estimait que son trésorier avait les qualités de rassembleur. J’ai réfléchi avant d’accepter car je n’étais pas obligatoirement candidat.
Homme de conviction au verbe juste et à la verve omniprésente, le Rouillonnais d’adoption– « cela ne s’invente pas, mais lorsque mes parents ont emménagé à Rouillon (1948), ils se sont installés au lieu-dit la Germinière. J’avais alors quatre ans » –
n’éprouva pas trop de difficulté à faire passer sa conception consensuelle des choses de la vie.Le football se joue collectivement et se dirige de la même manière. L’esprit de coopération est primordial dans les relations.
Consensuel
C’est en s’appuyant, sa faconde aidant, sur une forme d’autorité naturelle que Gérard Loison est ainsi parvenu à faire cohabiter l’impensable à la fin de l’année 2016 : Le Maine et l’Atlantique dont il devient le président le 21 janvier 2017. J’ai hésité à postuler parce que c’était loin d’être simple et que beaucoup de questions restaient en suspens. L’accueil a bien évidemment été compliqué mais pas de la part des clubs. Comme dans toute greffe, il fallait que les dirigeants trouvent leur place. Il convenait donc de mettre de l’huile dans les rouages. Et ça, je savais faire.
Dans la continuité
Conscient que des évolutions sont nécessaires
, le Sarthois retient surtout de ce dernier mandat (les deux autres précédemment avec la Ligue du Maine), que dans leur ensemble, les clubs n’ont pas trop souffert de cet état de fait dès lors que nous les avons tout de suite mis au centre de nos préoccupations
, comme en atteste cette innovation « made in » Pays de la Loire : le service d’accompagnement des clubs.Même si Didier Esor, à mes côtés depuis la mise en place de la nouvelle Ligue, a renouvelé sa liste en y intégrant des femmes, il n’y aura pas de rupture dans le fonctionnement de l’institution. Nous serons dans la continuité
, même s’ils ne resteront que deux représentants sarthois dans le prochain bureau, en la personne Gabriel Gô et Jacques Bodin (Bernard Guédet conservant sa place dans les commissions).