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Football. Coupe de France : fin de campagne et de série pour Le Mans FC, nettement battu à Reims en huitième de finale... |
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Martin Rossignol et Le Mans FC ont nettement été battus à Reims, hier soir. © PHOTOPQR/L’UNION DE REIMS/MAXPPP - Rémi Wafflart
Battus pour la première fois depuis le 12 septembre 2025, les Sang et or ont logiquement été éliminés à Reims (L2), ce mardi 3 février 2026. Au même stade de l’épreuve que l’an dernier.
Le revers concédé ce mardi 3 février 2026 sur la pelouse du Stade de Reims (L2, 3-0) est certainement plus difficile à avaler tant il paraissait, avant le coup d’envoi, y avoir de la place : invaincu sur ses vingt derniers matches toutes compétitions confondues, depuis la réception de Rodez le 12 septembre (0-1), victorieux chez le leader troyen de Ligue 2 trois jours auparavant (0-2), pourquoi le club manceau n’aurait-il pas pu atteindre des quarts de finale qu’il n’a plus rallié depuis quinze ans et seulement deux fois dans toute son histoire (1998-1999 et 2010-2011) ?
Le déplacement dans La Marne, chez le finaliste de la dernière édition, n’avait bien sûr rien d’évident : relégués de Ligue 1 en fin de saison dernière et parmi les favoris à la montée, les Rémois, deuxièmes de deuxième division à égalité de points (38) avec les Sarthois après 21 journées, troisièmes, constituent le deuxième collectif le plus performant du championnat sur les quinze derniers matches (30 points pris), juste derrière celui du Mans (33). C’est aussi sur ce même terrain d’Auguste-Delaune que les Sang et or avaient déjà été battus lors de la précédente opposition de l’exercice entre les deux formations, le 30 août (1-0).
Les Manceaux semblaient cependant tellement forts, confiants, et capables de se sortir de n’importe quelle situation défavorable depuis cinq mois qu’on aurait presque oublié qu’ils pouvaient perdre. Ça a bien été le cas, hier soir.
Fin de série pour Le Mans
Les joueurs du technicien sarthois Patrick Videira étaient en fait déjà assez logiquement menés à la mi-temps. Largement dominés dans le jeu (61 % de possession de balle à 39 %, 9 tirs à 3 en faveur des Rémois à la pause), ils avaient d’abord résisté à de premières frappes assez peu dangereuses de Thiemoko Diarra (8’, 9’) et le gardien sarthois Ewan Hatfout s’était détendu pour repousser la tête au point de penalty de l’ailier marnais (12’), trouvé par Adama Bojang, son remuant homologue du couloir droit. Les joueurs du technicien Sang et or Patrick Videira avaient néanmoins fini par craquer peu avant la pause : le centre du Champenois Sergio Akieme, détourné par Samuel Yohou, avait atterri sur Théo Leoni dans la surface de réparation. Seul à bout portant, le milieu de terrain local avait eu le temps de contrôler pour ajuster Ewan Hatfout, qui avait touché le ballon sans parvenir à l’enlever du cadre (1-0, 38’).
De l’autre côté du terrain, le collectif du Mans FC, très remanié avec notamment les titularisations de Baptiste Guillaume et Taylor Luvambo en pointe, avait peiné à se montrer très incisif sur ses opportunités en transition. Le jeune Izhak Hammoudi avait néanmoins décoché la première frappe sarthoise de la partie, contrée (22’), avant de crocheter sur la droite de la surface de réparation mais de voir sa tentative s’envoler au-dessus de la cage d’Alexandre Olliero (45’).
On savait que c’était une belle équipe, on a eu du mal à les presser, ils ont eu beaucoup de mouvements
, reconnaissait, à la mi-temps, le milieu de terrain Sang et or Alexandre Lauray, au micro du diffuseur BeIN Sports. Il faut rectifier ça pour les empêcher de ressortir le ballon et être plus piquant sur les occasions qu’on se procure.
Reims enfonce le clou
Les cinq changements effectués très tôt, directement au retour vestiaires (entrées d’Edwin Quarshie et de Lucas Calodat) ou peu après (entrées d’Erwan Colas et d’Antoine Rabillard puis de la recrue Adil Bourabaa), dynamisaient l’attaque mancelle. Adil Bourabaa trouvait par exemple Antoine Rabillard sur un centre le long de la ligne de six mètres, mais la déviation de l’ancien Concarnois était repoussée (65’).
Le coup de massue venait néanmoins peu après, encore de Théo Leoni. Servi en pivot, à la limite du hors-jeu, par le latéral japonais du Stade de Reims, Hiroki Sekine, le milieu de terrain lobait Ewan Hatfout d’un ballon piqué pour donner à sa formation une avance de deux buts (2-0, 71’). À la conclusion d’un contre, Yassine Benhattab enfonçait même le clou en fin de partie, en effaçant Ewan Hatfout après avoir été servi par Keito Nakamura (3-0, 84’).
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Avec les rêves de prolonger l’épopée de Coupe de France s’est envolé un peu du piquant d’une saison mancelle qui n’en manque pas pour autant : à seulement trois points de la première place du championnat, les Sarthois accueillent le rival lavallois dès ce samedi 7 février 2026 à 14 h afin de rester accrochés au wagon de tête. Et s’ils devaient jouer aux avant-postes jusqu’au terme de l’exercice, il devrait y avoir une revanche à enjeu. Le Mans recevra Reims à l’occasion de l’avant-dernière journée de Ligue 2, le week-end du 1er mai.
La fiche :
Au stade Auguste-Delaune,
à Reims.
Mi-Temps : 1-0.
1-0 Leoni (38’), 2-0 Leoni (71’), 3-0 Benhattab (84’).
Avertissement pour Le Mans FC : Buades (29’).
Stade de Reims : Olliero - Sekine, Ahouonon, Pallois, Akieme (Busi, 46’) - Patrick, Gbane, Leoni (Dansokho, 83’) - Bojang (Ibrahim, 69’), Daramy (Benhattab, 61’), Diarra (Nakamura, 69’). Entraîneur : Karel Geraerts.
Le Mans FC : Hatfout - Eyoum, Yohou (CAP), Voyer - Ribelin, Rossignol (Bourabaa, 62’), Lauray, Hammoudi (Calodat, 46’), Buades (Quarshie, 46’) - Guillaume (Colas, 55’), Luvambo (Rabillard, 55’). Entraîneur : Patrick Videira.