Accueil Sport FC Nantes. « De la peur, il y en a certainement un peu », admet Youssef El Arabi avant le match contre Le Havre

FC Nantes. « De la peur, il y en a certainement un peu », admet Youssef El Arabi avant le match contre Le Havre

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photo  youssef el arabi pourrait être titulaire sur le front de l’attaque contre le havre en l’absence de matthis abline.  ©  vincent michel / ouest-france 1

Youssef El Arabi pourrait être titulaire sur le front de l’attaque contre Le Havre en l’absence de Matthis Abline. © Vincent Michel / Ouest-France

Pour l’attaquant marocain du FC Nantes, il n’y a plus de question à se poser. Les Canaris accueillent, ce dimanche 22 février (17 h 15), Le Havre avec une obligation de résultat sous peine de plonger encore un peu plus vers les abysses du championnat et une relégation en Ligue 2.

À l’aube de la 23e journée de Ligue 1, le FC Nantes est avant-dernier du classement, avec trois points de retard sur Auxerre, barragiste, et huit points sur le 15e, le Paris FC. Avant de défier Le Havre, ce dimanche 22 février (17 h 15), Youssef El Arabi s’est présenté en conférence de presse, ce vendredi.

Avec le recul, comment avez-vous analysé la dernière défaite contre Monaco ?

On est frustré car on a perdu le match sur des erreurs. On a fait une bonne entame de match avant l’erreur du but. On a essayé de réagir mais on a vite pris ce deuxième but. On a revu les images. C’étaient des erreurs qui se paient cash, surtout à ce niveau.

Est-ce un déficit de confiance ou simplement des limites techniques ?

C’est plus ou moins de la communication. Ce sont des pertes de balle. On doit être plus concentré. C’est quelque chose qu’on a du mal à régler parce qu’on commet pas mal d’erreurs. On prend trois buts en cinq minutes, ça fait très mal. On a manqué de lucidité pour concrétiser nos occasions en seconde mi-temps, mais on a essayé de réagir.

Comment expliquer ces erreurs de communication ?

C’est au niveau du placement. On peut avoir tendance à se passer la balle sans dire au partenaire que ça vient derrière. Ce sont des choses que l’on travaille. On a joué à Monaco avec une nouvelle défense, c’était une première pour certains. On a pas mal de matches qui arrivent derrière. Il faudra être costaud, on travaille dur et il ne faut pas lâcher.

Est-ce que le problème est mental ?

Mental, un peu. On est sans cesse dans la réaction. Là, on prend trois buts en cinq minutes, ce qui est une première pour nous. On a essayé de réagir mais contre des équipes aussi fortes offensivement, c’est difficile. C’est un moment difficile pour nous. On a un match important à venir contre Le Havre et il y a déjà un écart important entre eux et nous.

« On n’a plus rien à perdre »

Est-ce la peur qui vous empêche de vous exprimer comme vous le faites à l’entraînement ?

De la peur, il y en a certainement un peu. Certains arrivent à plus vite se concentrer que d’autres, à qui il faut plus de temps. Le plus important, c’est qu’on gagne et qu’on perd ensemble. On est une équipe. On travaille dur à l’entraînement mais ça ne suffit pas, il faut le montrer en match.

En tant que cadre, comment sentez-vous le vestiaire psychologiquement ?

Pour les jeunes, c’est une première pour eux d’être autant en difficulté. On connaît la frustration des supporters à domicile. Ce n’est pas évident car certains ne sont pas habitués à jouer sous les sifflets. Mais on reste unis, on essaie de montrer qu’on peut renverser la tendance. On s’est entraîné dur cette semaine. C’est un match à six points contre Le Havre. Il va falloir taper fort et le gagner. On a besoin de points, peu importe la manière.

Que vous manque-t-il sur le plan offensif ?

Pour moi, on pourrait parfois jouer plus vite vers l’avant. Ça dépend du système de jeu que le coach veut mettre en place. On a pu faire mal à pas mal d’équipes. Contre Lyon, on s’est créé pas mal d’occasions, ce qui montre que quand on a envie, on peut le faire. Il faut le répéter et montrer dès la première minute qu’on veut gagner le match. Il faut prendre des risques, ne pas jouer avec le frein à main.

La situation au classement est critique. Quels sont les ressorts pour s’en sortir ?

Il ne faut rien lâcher, garder confiance en soi. C’est ce que j’essaie de transmettre aux jeunes. Il reste des matches. Les joueurs sont conscients de la situation. On n’a plus rien à perdre, il faut jouer relâchés et jouer jusqu’au bout.

« J’aurais préféré marquer plus de buts »

Comment réussir à attaquer sans les différences créées par Matthis Abline, qui sera suspendu pour ce match ?

Matthis est un joueur important, mais ça va donner l’opportunité aux autres joueurs de montrer, de répondre présent. On est un groupe, on a besoin de tout le monde, qu’il joue 90 ou 1 minute. On se crée des occasions mais on manque soit de lucidité, soit de chance, comme contre Lyon où on a tapé plusieurs fois le poteau. Il faut mettre un peu plus d’engagement pour être enfin récompensé.

Comment vivez-vous cette saison où vous alternez les périodes où vous êtes remplaçant et celle où vous êtes titulaires ?

C’est un peu délicat car, en tant qu’attaquant, j’aurais préféré marquer plus de buts (il en est à 3) et aider l’équipe avec plus de confiance. Il y a du déchet offensivement, mais on travaille. Je reste toujours positif. Je suis arrivé ici en mode guerrier.

Est-ce difficile de trouver une harmonie lorsqu’il y a autant de changement au mercato d’hiver ?

Je ne dirais pas difficile car on commence à se connaître, surtout à l’entraînement. Quand ça ne marche pas, il y a des changements. On donne l’opportunité à certains plus qu’à d’autres. Il a fallu un peu plus de temps à certains joueurs pour prendre conscience d’où ils avaient mis les pieds, mais chacun y met du sien. C’est une période très difficile mais il ne faut pas lâcher car je pense que c’est l’équipe qui baissera le plus vite les bras qui ne sera pas récompensée.

Êtes-vous touchés par l’inquiétude de certains salariés au club ?

Bien sûr. Le FC Nantes est un club familial, où on est entouré de bonnes personnes, que ce soit à la barrière du centre d’entraînement ou quand les gens viennent nous glisser un petit mot d’encouragement. On échange avec eux. C’est toute une famille qui est concernée. Ils ont confiance en nous, on en est conscient.

 
Christophe Penoignon    Ouest-France  

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