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Équitation. À Yvré-l’Evêque, le Pôle européen du cheval reprend fort... |
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Philippe Rossi, président fondateur du Pôle Européen du cheval. © Le Maine Libre – Denis LAMBERT
Devenu en quarante ans le temple des sports équestres, le Pôle européen du cheval, à Yvré-l’Evêque, est le lieu de toutes les disciplines.
Il a fait de son centre équestre le plus grand pôle français et certainement l’un des plus éminents d’Europe, désigné Pôle d’excellence Premium en 2021 par la fédération française d’équitation. Situé sur la commune d’Yvré-l’Evêque, le site de 40 hectares accueille sans relâche des compétitions nationales et internationales. 40 week-ends, 50 000 engagés par an »,
précise Philippe Rossi, président fondateur du Pôle. Loin des foucades des chevaux engagés sur la piste voisine, le boss décrit avec bienveillance les atouts de ce royaume privé totalement dédié au cheval.C’est un village, avec ses pistes, ses manèges intérieurs, ses restaurants, son parc résidentiel, ses boutiques…, un endroit où les cavaliers peuvent séjourner pendant les compétitions.
Ici, aux portes du Mans, les passionnés d’équitation jouissent d’un confort hors pair. Là encore, pour répondre à la demande sans cesse croissante, le parc a construit un parc résidentiel, avec des cottages tout confort. Le monde équestre a évolué et pour répondre aux attentes des compétiteurs nous avons dû moderniser la qualité de nos installations. On investit grâce à la compétition. Ici, les services épaulent le sport.
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« Je suis là depuis l’âge de 17 ans »
Et cela se voit également à l’extérieur avec cet alignement de 500 box en dur alignés ou dos à dos, pour l’hébergement des solipèdes Fini l’époque où les cavaliers laissaient leurs chevaux dans le camion où dans une proche écurie, le Pôle européen du cheval dispose aujourd’hui d’une grande capacité d’accueil. On compte 50 000 engagés par an.
Dernier chantier en date, la piste rouge, avec la mise en place d’un sol Toubin & Clément et d’un système d’arrosage par sub-irrigation, indispensable au confort des chevaux et des cavaliers, qui permet aussi une économie d’eau de plus de 60 %. Le top en qualité de piste. C’est un investissement de 500 000 € mais c’est aussi l’avenir. Que de chemin parcouru depuis les premières pistes en sable jaune, puis blanc de fontainebleau avant de les fibrer…
Comme le roseau de fable, Philippe Rossi (59 ans) est indéracinable. Je suis là depuis l’âge de 17 ans !
De par ses connaissances empiriques, l’homme est de ceux qui remarquent toujours le détail qui fâche au milieu du paysage, explorent la surface de la vie à la recherche d’une aspérité à gratter.
C’est une belle entreprise, avec une trentaine de personnes au quotidien.
Convaincu que la construction du grand hall (2000 places), il y a dix ans, a tout changé, ne serait-ce que pour organiser des épreuves toute l’année
, Philippe réfute l’idée d’une quelconque dichotomie entre les cavaliers amateurs et professionnels. L’avantage de pouvoir organiser en même temps plusieurs événements, nationaux ou internationaux, permet justement aux jeunes cavaliers d’aller jeter un œil à côté… Et puis, dans la mesure où l’entrée au site est gratuite il arrive souvent qu’au lendemain d’une visite au Pole certains jeunes décident de s’inscrire dans un club du département.
Le challenge d’entreprendre
Pragmatique, le G.O. du club godille avec aisance. Etre à l’écoute pour mieux répondre aux attentes : telle pourrait être sa devise. Plus que l’organisation des compétitions c’est le challenge d’entreprendre et d’innover qui m’intéresse.
De projets il ne manque pas pour les années à venir. Après la crise sanitaire et ces deux années durant lesquelles nous avons perdu de l’activité au niveau des séminaires, j’ai le sentiment que ça repart. J’ai eu peur de perdre du monde mais d’autres ont repris le flambeau.
À l’image de cette cohorte de motorhomes alignés sur le parking, façon paddock des 24 Heures du Mans, l’activité bat son plein ce week-end dans le cadre du meeting international de dressage. Parmi les cavaliers, la présence de certains sélectionnés olympiques suscite l’attention. Le programme sportif en 2022 est particulièrement riche, avec notamment un concours international de Complet, organisé le mois prochain, un 4 étoiles de dressage (mai), l’Open de France Amateur toutes catégories (mi-juillet), la voltige…
Si grâce à son centre d’excellence, couvert et praticable toute l’année, le Pôle européen du cheval reçoit aujourd’hui toutes les disciplines, on peut imaginer que dans la perspective de Paris-2024 il servira de base arrière à plusieurs sélections olympiques.
Au programme : l’élite du dressage international en Sarthe
Le Pôle Européen du Cheval ouvre la saison internationale de dressage avec un concours 3 étoiles et 17 nations représentées. Un rendez-vous qui permet aux meilleurs couples tricolores et étrangers de lancer leur saison de compétition.
Dès vendredi 11 février 2022, la Danoise, Nanna Skodborg Merrald engagée avec Blue Hors Zatchmo, couple classé 11e aux derniers Jeux Olympiques de Tokyo, remportait le Grand Prix avec un pourcentage de plus de 75 %. Elle montrait à la concurrence qu’il faudra compter sur elle pour les prochaines échéances. La suivait, la prometteuse Néerlandaise, Marieke Van der Putten. Côté tricolore, Pauline Basquin en selle sur Sertoriums de Rima Z IFCE prenait la 9e place, tandis qu’Alexandre Ayache et Zo What, couple olympique à Tokyo, devaient se contenter de la 14e place.
Après le Grand Prix libre, couru samedi 12, certains couples se retrouveront aujourd’hui dimanche 13 février, dans le Grand Prix spécial, troisième et dernier gros rendez-vous du week-end avec comme objectif d’améliorer leurs pourcentages en vue de marquer les esprits de leurs adversaires mais aussi de séduire les juges.
Le programme
Épreuves CDI*** à partir de 8 h. Grand Prix spécial à partir de 11 h 50