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Des installations très réputées mais un manque d’adhérents : le paradoxe du golf de Sablé-Solesmes... |
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Le Golf de Sablé-Solesmes a été inauguré en 1992, au domaine de l’Outinière. © Ouest-France
La saison 2025 s’annonce riche avec des événements tous les week-ends accueillis au golf de Sablé-Solesmes. Un complexe réputé bien au-delà de la Sarthe mais qui peine pourtant à attirer des adhérents au quotidien, localement.
Après un hiver « long et dur », dixit le directeur, Alexandre Nguema, le golf de Sablé-Solesmes a retrouvé des couleurs. Ça tombe bien car la saison commence à battre son plein. Les compétitions vont s’enchaîner jusqu’à l’automne.
Une soixantaine de rendez-vous sont à l’agenda. « Cette année est un très bon cru puisque nous aurons des événements nationaux ou privés chaque week-end », informe le responsable des lieux.
« Nous avons 150 adhérents, il en faudrait le double »
Le complexe sabolien s’étend sur 140 hectares, avec 27 trous répartis en trois parcours de neuf trous combinables. Il dispose d’un grand club-house avec restaurant et plusieurs salons. De quoi faire travailler une quinzaine de personnes, tous métiers confondus.
Inauguré en 1992 au domaine de l’Outinière, il est toujours la propriété de la famille de son riche fondateur, Raymond Bellanger, décédé en 2013. Son épouse Michelle continue de financer ce petit bijou du genre, tracé par l’architecte spécialisé Michel Gayon, et qui a acquis une belle réputation.
« Sans être chauvin, notre golf comparé à celui du Mans ou de La Baule est de meilleure qualité. Nous avons des installations dignes d’une ville de 400 000 ou 500 0000 habitants », assure Alexandre Nguema.
La limite, c’est que le nombre de joueurs n’est pas vraiment en adéquation. « Nous avons aujourd’hui 150 adhérents alors qu’il nous faudrait au moins le double. Nous avons du mal à recruter à Sablé-sur-Sarthe et ses alentours. Même l’école de golf a de moins en moins de jeunes, les mercredis », pointe le directeur.
Au-delà de la réputation élitiste qui colle à la peau de ce sport, le golf de Sablé-Solesmes doit aussi composer avec un manque d’hébergements. « Ce n’est pas l’ambition de la famille Bellanger. Mais si une personne veut investir dans de l’hôtellerie de proximité, de l’hébergement de loisirs, elle est la bienvenue », sourit Alexandre Nguema.