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Décédé à l’issue d’un match de foot en Sarthe, Alain Gouffier était « un homme toujours souriant »... |
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En 2022, Alain Gouffier avait entrepris un périple à pied depuis Moncé-en-Belin jusqu’au Mont-Saint-Michel. © Collection particulière
Alain Gouffier, 64 ans, est décédé d’un arrêt cardiaque, ce dimanche 3 novembre 2024 au matin, à Moncé-en-Belin (Sarthe). Il était joueur vétéran et très investi au sein du club de football de la commune.
« C’est quelqu’un d’irremplaçable », raconte Philippe Georges, des sanglots dans la voix. Alain Gouffier, 64 ans, était présent au stade de Moncé-en-Belin (Sarthe), ce dimanche 3 novembre 2024, au matin. « Il était là dès 7 h 45, poursuit péniblement l’ex-président de l’ES Moncé. Alors que la veille, on s’est couché vers 3 h du matin, car il y avait le loto du club. »
À 9 h 30, ce jour-là , l’équipe vétéran rencontrait l’US Guécélard. « Le match s’est déroulé dans une ambiance normale. Alain a fait la touche pendant une bonne heure, puis il est entré sur le terrain et a joué environ vingt minutes. » Le match se termine. Alain Gouffier ramasse le filet des ballons et s’apprête à redescendre dans les vestiaires. « Mais au niveau de l’escalier, il s’est effondré. » Les personnes présentes se relaient alors pour lui faire un massage cardiaque, sous la supervision du Samu, au téléphone. « Les secours sont arrivés et au bout de cinquante minutes, une infirmière m’a dit, je suis désolée, c’est la fin. »
« Un homme généreux et souriant »
« Le week-end dernier, on a fait un match de Coupe de France, avec 800 personnes au stade, se souvient Philippe Georges, qui le connaît depuis plus de vingt ans. Alain était l’animateur, c’était un grand jour de fête. Et aujourd’hui, un grand jour de détresse… J’ai abandonné la présidence du club au mois d’août 2024 et je voulais que ce soit lui qui me remplace. Il n’a pas voulu, car il ne s’en sentait pas capable. Mais moi, je voulais que ce soit lui. »
Alain Gouffier était responsable de l’école de football de la commune, qui compte 135 élèves. « Il était au stade tous les mercredis, tous les samedis et tous les dimanches. Tout le monde le connaissait », souligne Philippe Georges. « C’était un acharné du club, on est tous très choqué », complète Daniel Royer, secrétaire. Les deux hommes le décrivent comme un grand passionné, hyperactif, qui « avait le goût du dépassement de soi ». Sur son compte Facebook, le club a tenu à lui rendre hommage, en le présentant comme « un grand homme, un homme généreux et toujours souriant. »
Tous les matchs de la journée ont été annulés.