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Cyclisme. Thomas Gachignard, un « couteau suisse » chez TotalÉnergies... |
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Thomas Gachignard sous le maillot de Saint-Michel Auber, en décembre dernier, lors de sa victoire au cyclo-cross de Beaufay, dans la Sarthe. © Arnaud Despelchain
Transfert. Le Niortais Thomas Gachignard, Sarthois d’adoption, raconte sa saison 2023 et commente sa signature pour deux ans au sein de l’équipe vendéenne.
Thomas Gachignard, 23 ans, coureur de l’équipe Saint-Michel Auber, qui réside à Cures (Sarthe) et qui vient de signer un contrat professionnel de deux ans avec l’équipe TotalÉnergies.
Signer avec TotalÉnergies, c’est un aboutissement…
Oui. C’est beaucoup de sacrifices et de travail pour y arriver. Mon objectif, c’était passer au dessus ; le faire dès cette année, c’est que du bonus. 2023 a été une année de découverte du plus haut niveau chez les professionnels. Donc si je performais, c’était tant mieux, sinon, c’était juste une année d’apprentissage.
Comment se sont noués les contacts ?
C’était avant le Limousin, mi-août. Et puis j’ai confirmé sur cette épreuve (N.D.L.R. 11e du général) et ils sont revenus vers moi. On a fait connaissance et on a trouvé un accord.
Justement quel est le bilan de cette saison ?
Très positif. Le travail mené cet hiver a porté ses fruits. Je remercie mon entraîneur Julien Bély, qui fait ça pour le plaisir et qui m’a beaucoup fait progresser. C’est un passionné de cyclisme, qui lui-même fait du vélo et connaît bien ce milieu. Ça fait longtemps qu’on travaille ensemble. Chaque année, il me fait passer des paliers.
J’ai eu la chance de le garder à Saint-Michel. Et l’année prochaine ? Je ne sais pas du tout.
Cette année, vous avez fait huit tops dix, et pas mal de top 20, en étant régulier. Quelle a été votre épreuve préférée ?
Ce que je retiens, c’est le Tro Bro Leon, où je n’étais pas loin de faire un Top 5. C’est une course très spéciale, dans les chemins, où le placement et le facteur chance jouent beaucoup. J’espère y retourner l’an prochain.
Quels sont les domaines dans lesquels vous avez progressé cette année ?
Les courses sont beaucoup plus longues que chez les amateurs. Et le tempo n’est pas du tout le même. Chez les amateurs, ce sont des attaques sans cesse, alors que chez les pros on a des débuts de course vraiment rapides et à un moment donné, parfois deux heures avant l’arrivée, c’est le rouleau compresseur et c’est un peu le festival de festival de l’attaque. Donc il a fallu s’adapter à ça. Mais ça a été.
Total Énergie a pour ambition de se recentrer sur les Français et sur la formation.
Oui, pas mal d’anciens, comme Peter Sagan, vont partir. Il y aura un renouvellement dans l’équipe, dans une ambiance familiale, mais aussi très dynamique. Je connais déjà pas mal de monde : Thomas Bonnet, Jason Tesson et quelques Vendéens.
Quel est le style de course qui vous correspond le mieux ?
J’apprends à me découvrir. Je suis un peu « couteau suisse » à être un peu partout. Les Flandriennes, les Ardennaises, les courses par étapes… En fait pratiquement tout. J’adore ! Donc, on verra mon calendrier…
Vous allez découvrir le World Tour…
Ce n’est que du bénéfice de pouvoir faire ces grandes courses. Ça va être dur, certes, mais ça permet de prendre de la force.
Quel est votre programme en cette fin de saison ?
Ce week-end, je fais Paris – Chauny. Et après, normalement, le Tour de Vendée, Paris – Bourges et Paris – Tours, qui est une course que j’aime bien.