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Cyclisme. Saison 2021 : Nicolas Edet a une revanche à prendre sur le Tour d’Italie... |
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Le Sarthois Nicolas Edet entame sa 11e saison professionnelle avec Cofidis, son équipe de toujours. Il est dans sa dernière année de contrat. © Mathilde L’Azou / Cofidis
Avec la retraite de Benoît Jarrier fin 2020, Nicolas Edet est l’unique Sarthois de naissance à figurer dans le peloton professionnel pour cette saison. Le Fertois de 33 ans a modifié quelque peu son programme de courses pour 2021.
Du classique pour commencer
Nicolas Edet mettra son premier dossard, ce dimanche 31 janvier 2021, à l’occasion du Grand Prix La Marseillaise. Une petite habitude pour le grimpeur de Cofidis (32e en 2018, 37e en 2020) qui sera confronté à un beau plateau pour débuter la nouvelle année avec des garçons comme Tim Wellens et Philippe Gilbert (Lotto Soudal), Matteo Trentin (UAE-Team Emirates) ou encore Edvald Boasson Hagen (Total Direct Énergie) et Lilian Calmejane (AG2R Citroën Team).
« Ensuite, j’irai sur le Tour de la Provence (du 11 au 14 février), le Royal Bernard Drôme Classic (27 février) et Faun-Ardèche Classic (28 février). Un programme ordinaire, avant de changer mon calendrier par rapport aux années précédentes. »
Pas de Paris-Nice, objectif Giro
« Je n’avais pas forcément envie de refaire Paris-Nice (meilleur grimpeur de l’édition 2020), donc en mars, je vais découvrir de nouvelles courses. Je vais commencer par le Trophée Laigueglia en Italie (le 3 mars), puis les Strade Bianche (en Toscane) qui seront une nouveauté pour moi (le 6 mars), avant de reprendre sur le Tour de Catalogne (du 22 au 28 mars). » D’ailleurs, le lauréat du Tour du Limousin 2018 a coché ce rendez-vous espagnol.
Après une pause et une période de stage, Nicolas Edet sera focalisé sur le Tour d’Italie (prévu du 8 au 30 mai). Il aura à cœur de venger sa première expérience malheureuse de l’an dernier sur les routes transalpines (abandon sur la 15e étape après une énième chute sur cette édition 2020 du Giro).
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Grande Boucle ou non ?
« Pour le Tour de France, on verra. Je serai sur la liste des prétendants, mais il faudra voir ma forme après le Tour d’Italie. » D’autant plus que la sélection sera rude chez Cofidis autour du leader désigné Guillaume Martin. « L’équipe s’est renforcée en montagne lors de cette intersaison (avec les arrivées de Simon Geschke, Ruben Fernandez ou encore des jeunes Rémy Rochas et Thomas Champion, ndlr.). On en avait besoin car on avait beaucoup de coureurs pour la plaine, mais moins pour les profils accidentés. Or, dans le calendrier World Tour, il y a de nombreuses épreuves montagneuses, ainsi que les trois Grands Tours. Donc, si la formation veut marquer des points et être performante sur différents fronts, il était nécessaire que des grimpeurs arrivent. Par conséquent, les places pour le Tour seront plus chères. »
À noter que le Fertois a participé aux sept dernières Grandes Boucles (43e au général en 2018), et a décroché son meilleur résultat sur une étape l’an passé (6e au puy Mary lors de la 13e étape remportée le Colombien Daniel Martinez).
En mode électron libre
« Cette année, je ne serais pas forcément sur toutes les courses avec Guillaume Martin. L’équipe veut me laisser plus de libertés sur des rendez-vous comme le Tour de Catalogne ou le Giro. Je vais être davantage électron libre que la saison dernière, avec plus de possibilités pour chercher des résultats. Si je vais sur le Tour de France par contre, ce sera dans l’optique d’aider Guillaume. Je pourrais donc panacher entre ces deux missions en 2021.
C’est le plan de base, mais après ça dépendra évidemment de la forme de chaque coureur et aussi de comment va s’articuler l’année, car elle ne sera sûrement pas linéaire avec l’épidémie de Covid-19. »
Et les premiers dommages collatéraux dus à la situation sanitaire ont déjà surgi avec des annulations d’épreuves comme le circuit de la Sarthe, événement à la maison auquel Nicolas Edet devait s’aligner après sept années d’absence (15e en 2013). Rageant.