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Cyclisme. « Impossible de le rattraper », « trop fort », « incroyable » : le peloton impuissant face à Paul Seixas... |
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Paul Seixas a fini par lâcher Matteo Jorgenson, à la pédale. © Billy LeBelge / Boucles Drôme Ardèche
Samedi 28 février, le peloton de la Faun Ardèche Classic a assisté, sans pouvoir y faire grand-chose, au sacre de Paul Seixas, après un numéro de 40 kilomètres. Un deuxième succès chez les professionnels, avec la manière, qui a impressionné adversaires comme coéquipiers.
Il était aux premières loges quand Paul Seixas a largué les amarres (et un peu plus tard Matteo Jorgenson). Jordan Labrosse a été le dernier à travailler côté Decathlon CMA CGM avant le coup de force de son coéquipier, samedi 28 février sur la Faun Ardèche Classic. On ne pensait pas qu’il allait partir seul. Il est vraiment fort, il a fait ce qu’il fallait, l’équipe aussi. S’il nous surprend ? Oui, oui, tous les jours ! Il surprend beaucoup de monde je pense.
« On pensait qu’il serait très fort et il l’est »
Même (un peu) Lenny Martinez, troisième de la course et lancé, comme d’autres favoris, à la poursuite de Paul Seixas dans la dernière heure. Ce qui m’impressionne, c’est après, quand il prend énormément de temps alors qu’on était trois à tourner derrière lui. C’est incroyable, à son âge, de faire ça. On a roulé à fond, mais il était le plus fort, impossible de le rattraper.
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Un constat d’impuissance partagé par le deuxième. Le Suisse Jan Christen a aussi dû se rendre à l’évidence. Il était tellement fort aujourd’hui (hier), il mérite vraiment sa victoire. La comparaison avec Tadej Pogacar ? Paul Seixas est très fort, bien sûr, mais le comparer avec Tadej, ça paraît beaucoup pour l’instant. Même s’il va sûrement encore s’améliorer. J’ai vu qu’il s’était beaucoup préparé en altitude cet hiver, on pensait bien qu’il serait très fort et il l’est.