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Cross-country. Adriana Coudray, la révélation sarthoise de l’hiver... |
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Adriana Coudray. © Jean-François Quinebêche
À Laval, durant les championnats régionaux, Adriana Coudray (GASC) s’est relevée aux yeux des spécialistes en réalisant une course offensive, et terminant à la deuxième place. La duathlète de 28 ans sera l’une des cheffes de fil féminine de la délégation sarthoise à Pontchâteau (14 h 45, dimanche), lors des demi-finales des championnats de France.
Lors des championnats régionaux de cross, Adriana Coudray (GASC) a clairement surpris en imprimant un rythme d’enfer pendant une grande partie de la course Élite, alors qu’on attendait plutôt la championne départementale Hélène Colle. Mais c’est bien la formatrice de sport du MFR de La Ferté-Bernard qui commençait à s’imaginer en future lauréate avant qu’Aude Larry (CAC) et Maiwenn Le Corre (NEC) ne reviennent, avec difficulté, sur elle.
Dix jours après, elle se rappelle : C’était un parcours qui me convenait bien et ils étaient plusieurs à me le dire. Il y avait du dénivelé et de la boue, un régal pour mes qualités de force. Puis j’avais de bonnes sensations le jour J donc je me suis bien placée au départ comme le coach (Dominique Richard) me l’avait conseillé. À la base, c’était juste pour éviter les chutes et rester avec la tête de course.
Des premiers France en Élite ?
Finalement, elle s’est retrouvée seule aux avant-postes. Elle a poursuivi son effort jusqu’à ce que le duo revienne sur elle. On a continué ensemble sur le reste du parcours avant qu’Aude n’accélère. J’ai fait de mon mieux pour finir deuxième
, poursuit celle qui avait également fini troisième des championnats départementaux, à domicile.
Malgré le fait que la concurrence soit moins dense cette année, son aisance dans le chantier lavallois contrastait avec une bonne partie du peloton. Elle l’explique par les choix effectués cette année : La course à pied était mon point faible en duathlon pendant des années et, maintenant, j’adore ça. Cette année, j’ai donc décidé de rejoindre le GASC.
Une approche différente, plus spécifique et encadrée qui lui convient bien : J’ai un vrai groupe, avec notamment Simon Moinet, donc on se motive ensemble. Aussi, cela me permet de me freiner un peu, car j’aurais tendance à en faire trop. Je fais maintenant quatre séances de course à pied dans la semaine et je ressens les progrès.
À Pontchâteau, elle tentera de s’accrocher à la concurrence tourangelle et jouera un top 10. Si c’est le cas, elle obtiendra son troisième ticket pour les championnats de France de cross, ses premiers en Élite.