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Caen BC. À la fin, ce sont toujours les mêmes maux et les mêmes mots... |
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Sofiane Briki et les Caennais ont encore fini frustrés. © Guillaume MARIE
Le Caen BC a subi un énième revers à l’extérieur à Saint-Chamond (77-68), vendredi 27 mars 2026, après avoir pourtant compté 14 longueurs d’avance à onze minutes du terme. Comme souvent, il s’est liquéfié à l’approche du poteau.
La vie d’un journaliste narrant la saison du Caen BC serait plus paisible s’il avait le loisir d’user chaque week-end d’un simple copier-coller. Car à l’extérieur, les matches se ressemblent, se finissent toujours de la même manière et à l’heure de l’analyse, les maux et les mots sont toujours les mêmes. Je suis très déçu parce qu’on a plutôt correctement joué au basket pendant 29 minutes, a entamé Jean-Baptiste Lecrosnier. Quand tu te retrouves à + 14 à 11 minutes de la fin, tu te rapproches de ce que tu recherches depuis un certain temps (un succès à l’extérieur). On va positiver là -dessus parce qu’il le faut.
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L’entraîneur du CBC est dans son rôle, sait mieux que quiconque à quel point la faille de son groupe est mentale. Doit donc le protéger au maximum. Jusqu’à quand ? Tout cela reste difficilement audible à ce stade de la saison et après les nombreux changements effectués. Comment cette équipe-là peut-elle se liquéfier dès qu’un grain de sable se glisse dans ses baskets ? Cette question, c’est presque du copier-coller. Il y a cette dernière minute du 3e quart-temps où on encaisse deux paniers à trois points et ça ne doit pas arriver. Mais on entame quand le même le dernier quart-temps à + 8 (53-61). Je ne sais pas ce qui leur traverse la tête à ce moment-là .
La suite, c’est une bouillie de basket déjà entrevue, sept petits points marqués en 10 minutes, dont cinq sur lancers francs… Un affreux 1/10 au tir. Et aucun patron pour stopper l’hémorragie. Toujours la même histoire pour ce CBC privé de Radshad Davis, touché à la hanche, mais aussi de Louis Cassier et Amara Koné. Par choix, cette fois. Des garçons m’ont donné satisfaction, il n’y avait pas de raison que je ne m’appuie pas sur ce qu’on avait fait de bien
, a glissé Jean-Baptiste Lecrosnier.
Vendredi soir, Quimper a perdu, lui aussi, donc tout va bien… On se dirige gentiment vers un duel à deux pour éviter cette 19e place, synonyme de relégation. Évidemment, l’affrontement entre Normands et Bretons, programmés le 7 avril, est déjà dans toutes les têtes. Et sera déterminant. Mais il y aura la réception de Poitiers, jeudi, et le CBC ne sera pas interdit de gagner celui-là . On aimerait bien changer de refrain.