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Basket. Le MSB s’offre un festival à trois points et la victoire à Limoges... |
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DiLeo, auteur de 21 points a porté le MSB dans la victoire face à Limoges. © PHOTOPQR/POPULAIRE DU CENTRE/Stéphane Lefèvre
Ce mardi après-midi 23 décembre 2025, le MSB affrontait Limoges à l’extérieur pour le compte de la 13e journée de Betclic Elite. Les Manceaux se sont imposés après un festival offensif.
Limoges CSP - MSB : 83-110
Deux clubs historiques du basket français dans une salle mythique qu’est le Palais des sports de Beaublanc et devant un public de Haute-Vienne bien chaud avec ses ultras : le duel entre Limoges (13e) et le MSB (8e) ce mardi après-midi 23 décembre 2025 pour la 13e journée de Betclic Elite promettait. Car si les locaux espéraient se désengluer du fond du classement en battant les Sarthois, ces derniers étaient bien décidés à engranger une victoire dans la course à la qualification pour la Leaders Cup. Au terme d’un match abouti très sérieux du début à la fin, les Manceaux se sont régalés et l’ont largement emporté.
Le show DiLeo
Dès les toutes premières secondes du match, le MSB annonçait la couleur avec un tir primé de David DiLeo pour ouvrir la marque. Un shoot qui allait lui donner des ailes (6/9 à trois points). Aussi portés par l’insouciance de Bastien Grasshoff et l’adresse retrouvée du capitaine Wilfried Yeguete, les Tango prenaient 13 points d’avance (4-17, 5’) sur des Limougeauds très tôt dans la pénalité et en manque d’idées, à l’image du meneur Frank Mason largement sifflé par ses supporters pour attendre les fins de possession avant de lancer une offensive.
Grâce à une adresse remarquable et une défense du CSP complètement dépassée, les hommes de Guillaume Vizade se régalaient. TaShaun Thomas apportait son impact physique dans la raquette adverse et Johnny Berhanemeskel aussi sa pierre à l’édifice. Au terme de belles circulations de balle, les deux scoraient respectivement 10 et 8 points chacun dans le deuxième quart. Je voulais vraiment gagner ici, ça ne m’était jamais arrivé dans ma carrière
, expliquait Thomas. De son côté, DiLeo continuait d’être insolent de loin : le symbole de la première période du MSB ponctuée par un tir primé d’Hudgins au buzzer, le 10e sur 16 tentés par l’équipe. De plus près, les Tango avaient converti 14 de leurs 18 tirs. Une réussite permettant aux Manceaux de rentrer avec un matelas très confortable de 23 points d’avance (39-62). On a trouvé des relais dans nos rotations, quand on a ce niveau d’adresse, ça étire la défense adverse et nous permet d’instaurer de l’alternance, du jeu dans les coupes et les shorts rolls, donc d’avoir des accès au cercle
, se satisfaisait le coach manceau Guillaume Vizade.
Aucun trou d’air et Thomas intenable
Si le MSB a pu prendre le large rapidement, il le doit aussi à sa défense sérieuse (15 dont 3 offensifs en 20’). Du sérieux, justement, il fallait en garder pour ne pas dilapider le travail du premier acte. Dès la reprise, Lucas Dufeal montrait l’exemple en contrant un tir limougeaud et en concluant la contre-attaque. Appliqués, les Tango repartaient sur la même dynamique. Malgré l’apport de son puissant pivot américain Gavin Ware ou les tirs longue distance de Nicolas Lang, le CSP ne pouvait rivaliser.
Depuis le début de saison, le money time ne basculait pas forcément du côté du Mans, ce mardi soir, avec 22 points d’avance à l’entame du dernier quart (63-85), on voyait mal ce qui pouvait arriver aux Sarthois qui pouvaient l’attaquer sereinement. Les Limougeauds ont bien tenté de revenir mais les tirs à trois points de Berhanemeskel, d’Ugo Doumbia assommaient un peu plus Limoges (17/30 à 3 pts pour le MSB à la fin du match). Et la constance au shoot de Thomas (24 points, meilleur marqueur du match), le fil rouge du match
, selon Guillaume Vizade, douchait les derniers espoirs des locaux. Score sans appel de 83-110 : les Manceaux se voyaient raccompagnés aux vestiaires par les applaudissements de Beaublanc, une image rare, dont TaShaun Thomas se souviendra : C’est fou de gagner ici dans cette ambiance. On sait que c’est dur de jouer à Beaublanc. On va pouvoir construire sur cette victoire.