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Basket. Élite : face à l’Asvel, Le Mans a « été surpris »... |
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Leopold Delaunay (en noir), ici contre Gravelines Dunkerque, au tournoi de présaison de Sablé-sur-Sarthe. © Photo : Dominique Breugnot / Archives
Encore inexpérimentées à ce niveau, les jeunes recrues du MSB ont découvert contre Lyon Villeurbanne (89-75), de manière un peu brutale dimanche 17 septembre, l’exigence du championnat de France.
Matt Lewis (24 ans), Nate Mason (28 ans), Selom Mawugbe (25 ans), D’Schawn Schwartz (24 ans) : sur le parquet de l’Asvel, dimanche 17 septembre, quatre des onze Sarthois alignés faisaient leurs premiers pas en Élite. Cinq en ajoutant Leopold Delaunay (21 ans), qui ne comptait avant la partie que 33 petites minutes de jeu sur 3 matches en première division lors de la saison 2020-2021 avec Cholet.
Cela s’est vu immédiatement, tant le MSB a d’abord semblé pris de court, incapable de répondre à l’intensité et au défi physique et technique qui lui était proposé par l’une des deux formations d’EuroLigue du championnat (89-75).
« Des lapins pris dans les phares d’une voiture »
Elric Delord, son entraîneur, le reconnaissait en recourant à la métaphore : « Ils ont été surpris. Le lapin pris dans les phares d’une voiture : là c’était un peu pareil en première mi-temps. » Après avoir lancé un cinq expérimenté composé de DeVante' Jones, Nate Mason (il découvrait le championnat mais a déjà évolué dans plusieurs championnats européens), Abdoulaye Ndoye, Williams Narace et Wilfried Yeguete, le technicien voyait son équipe sombrer dès qu’il ouvrait son banc (6-5, 3'). Elle encaissait un 22-9 sur les 9 minutes suivantes.
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— MSB_Officiel ?? (@MSB_Officiel) September 17, 2023
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« On a ressenti qu’on a bien commencé le match, et comme le disait le coach, qu’ils étaient un peu surpris. Ça nous a beaucoup facilité les choses », confirmait, depuis l’autre camp, le pivot lyonnais Youssoupha Fall. Du haut de ses 2,21 m, il avait effrayé des Tangos vite dissuadés de s’aventurer trop près du cercle. Les Manceaux ne tentaient ainsi que cinq tirs dans la raquette dans le premier quart, contre six à trois points tandis que les Rhodaniens en prenaient douze à l’intérieur.
« On était un peu timorés quand on est rentrés dans le match, un peu peureux, admettait l’arrière Leopold Delaunay, qui retrouvait l’Élite après deux saisons en Pro B du côté de Vichy Clermont. Contre ce genre d’équipes, les petits détails, les petites erreurs sont payés cash. »
La timidité se propageait rapidement au reste de l’effectif. L’ancien Metropolitan 92 DeVante' Jones, par exemple, livrait une prestation inhabituelle (4 points à 1/4, 5 ballons perdus pour seulement 2 passes décisives et aucune interception, 5 fautes).
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Une problématique d’ordre mental, d’abord, comme en atteste la deuxième mi-temps bien mieux négociée par le MSB, soulignait Leopold Delaunay : « Dès qu’on a retrouvé notre rythme, qu’on a poussé le ballon, derrière on a fait des stops. » « La vérité c’est qu’on aurait dû avoir cet état d’esprit là d’entrée, complétait Elric Delord. On n’avait rien à perdre contre l’Asvel. »
Les Manceaux ont au moins gagné une jolie gifle dont ils s’accordaient à dire qu’elle ne pouvait mieux tomber que dès le premier match. En mettant en évidence ce qu’il restait à travailler, elle doit être bénéfique pour les semaines à venir.