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Basket. Dans la famille Rupert, je demande le fils, Rayan

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photo rayan rupert veut se faire un prénom dans le basket. © bellenger/is/ffbb 1

Rayan Rupert veut se faire un prénom dans le basket. © Bellenger/IS/FFBB

Le petit dernier du clan Rupert a, à 16 ans, un avenir radieux dans le basket. Il suit les traces de sa grande sœur, Iliana, et de son défunt père, Thierry, tous les deux internationaux français.

Douze comme ce numéro qui colle à la peau de la fratrie Rupert. Un hommage à leur père, Thierry, qui portait ce chiffre pendant sa carrière de basketteur professionnel. Passé par le MSB entre 2009 et 2011, il est décédé deux ans plus tard, au Mans, d’un problème cardiaque.

Et si la Sarthe connaît bien Iliana déjà en équipe de France à seulement 19 ans, son petit frère, Rayan, pourrait bien, lui aussi, reprendre avec brio le flambeau du paternel. À 16 ans, le natif de Strasbourg est très bien parti pour suivre cette voie.

Comme sa sœur, le jeune échalas en pleine transformation physique – il a pris 15 centimètres et 20 kilos en 1 an et demi (1,97 m pour 80 kilos avec une envergure impressionnante de 2,17 m) – a réalisé un parcours parfait et précoce, passant notamment par la filière sarthoise aux JS Coulaines (en mini-poussins et poussins) et au SCM, association support du MSB (en benjamins et minimes).

« Un plan de carrière en tête »

« D’aussi loin que je me souvienne, j’avais un ballon à la main, précise-t-il. J’ai baigné dans le basket en suivant le parcours de mon père. J’ai ensuite essayé d’autres sports, mais c’est le seul qui me procure de telles sensations »

« Il tirait alors qu’il ne savait pas encore marcher. Dès l’âge de deux ans, en 2006, on l’a inscrit dans un club à Pau où évoluait alors Thierry, continue sa mère Elham. C’était le plus jeune licencié de France ! »

Quatorze ans plus tard, on le retrouve à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) dans la capitale avec les meilleurs garçons de sa génération (2003-2004). Mieux, Rayan, grâce à son éthique de travail, est en avance. Car depuis longtemps, le benjamin de la famille a « un plan de carrière en tête ».

Sa réflexion au-dessus du lot pour son âge l’a amené à franchir les étapes toujours plus vite. « Les événements de la vie ont fait qu’il est arrivé à maturité très tôt. Il voulait toujours être surclassé, arrivé un an avant au pôle espoirs des Pays de la Loire à Nantes (en 5e au lieu de la 4e) puis au centre fédéral (en 3e et non en seconde). Il a réalisé ses objectifs », constate depuis la résidence familiale de Savigné-l’Évêque, celle qui joue son rôle de protectrice à perfection.

Le bac avant le monde pro

« C’est mon modèle dans la vie, elle est toujours là pour me remobiliser. » Un lien indéfectible entre Elham et Rayan mais aussi entre Iliana, intérieure de Bourges, et Rayan. « Ils sont très fusionnels. Depuis la disparition de leur papa, je suis très présente. Je les conseille car je connais bien l’univers du basket, ça peut les aider à éviter certains pièges. Mais je ne leur impose rien, ce sont eux qui décident de leur destin. »

Et le jeune meneur/arrière arrive bientôt à un moment charnière pour son avenir. En classe de première, il a la possibilité à la fin de la saison de signer son premier contrat professionnel, « mais je pense faire ma dernière année à l’Insep pour avoir mon bac ».

Rayan devrait donc peaufiner sa formation et continuer sa progression dans le championnat âpre de National 1 (le pôle France où il se trouve a une équipe engagée dans la 3e division de l’échiquier français, à la porte du monde pro). Et peut-être prendre le capitanat du groupe à un autre Sarthois, Adama Bal (en terminale), qui lui partira du centre fédéral à l’issue de l’exercice.

Le fils de Thierry Rupert a encore un peu de temps avant de trouver sa prochaine destination et se faire définitivement un prénom dans la balle orange, à l’instar de sa grande sœur. Il aura pléthore de choix car tous les grands clubs français lui font déjà les yeux doux.

? + Basket. Qui est Adama Bal, la jeune pépite mancelle proche du MSB ? ?

 
Alexis DE AZEVEDO.   Maine Libre  

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