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Basket. Alain Koffi : « Mon seul regret, c’est par rapport à mes blessures »... |
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Alain Koffi en a terminé avec sa carrière chez les professionnels. © Le Maine Libre
Alain Koffi (37 ans) n’avait plus parlé depuis de longues semaines. Sa fin de carrière au niveau professionnel, son regard sur son parcours, mais aussi sa reconversion et son projet avec la Jalt, l’intérieur international formé au MSB se confie.
Le Maine Libre : Vous avez récemment annoncé la fin de votre carrière professionnelle. Quand avez-vous pris cette décision et pourquoi ?
Alain Koffi : « En fait, c’est l’accumulation des blessures ces dernières années qui a fini par peser. J’avais l’impression que je passais plus de temps à me battre contre mon corps qu’à prendre du plaisir sur le terrain. Il valait mieux arrêter. Car si je suis un vétéran sur le terrain, je suis quand même encore jeune et je ne voulais pas avoir des douleurs et des soucis pour ma vie aussi après ma carrière. J’ai beaucoup hésité car au début de saison, j’étais réellement bien mais tous ces pépins successifs, ça use mentalement ».
Justement, quelle est la nature précise de vos maux ?
« Il y a eu cette aponévrosite qui est apparue du fait des blessures de ma carrière. J’en ai parlé à des médecins, ainsi qu’à d’autres sportifs qui ont eu ça, le souci c’est que ça peut durer un mois comme un ou deux ans avant de disparaître. En plus, ça réveille aussi d’autres endroits comme mon genou qui me refait un peu mal. Voilà , j’ai fait une bonne carrière, j’aurai peut-être pu mieux faire mieux mais le fait d’arrêter, même sur blessure, dans le club ou tout a commencé pour moi, ça adoucit la décision ».
Mais il n’y a pas un côté rageant quand même, vous qui étiez venu un dernier coup de main au MSB cette année ?
« Si, un peu quand même surtout qu’en début de saison, quand je signe, on se retrouve avec trois poste 5, on était le secteur le plus fourni. Et du fait de mes blessures et de celles d’Ovie Soko (main) et Iggy Mockevicius (hernie discale), le club a été fortement pénalisé en fin de saison ».
Vous parliez de votre carrière. Comment la caractériseriez-vous ?
« Le seul regret que je peux avoir, c’est par rapport à mes blessures, je pense que ça aura été ma limite. Un point que je ne peux pas contrôler totalement. Pour le reste, j’ai passé près de 15 ans au haut niveau et j’ai su revenir, notamment en équipe de France (ndlr : fin 2017, il compte 47 sélections) alors que beaucoup disaient que j’étais cuit. Et ça, c’est une fierté ».
Parlons désormais de la suite. D’où est partie cette idée de poursuivre une aventure basket avec la Jalt Le Mans, en Nationale 2 ?
« Déjà , du fait que j’avais connu Quentin Wadoux (ndlr : l’entraîneur) à Gravelines. Et à l’intersaison 2020, on était plusieurs joueurs de Jeep Elite à s’entraîner à la salle de la Jalt et à faire quelques matchs là -bas. Et Quentin m’a dit que si je ne trouvais pas de contrat, eux, ils étaient là et intéressés. On a donc gardé le contact et je leur avais donné ma parole que je retournerai vers eux à la fin de cette saison. Je me suis dit que ça pouvait être une option pour arrêter mon histoire avec le basket en douceur ».
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Comment cela va-t-il se passer ?
« Déjà , je leur ai clairement dit. Je signe le contrat et je viendrai jouer avec eux dès que je le pourrai physiquement. Là , pour le moment, ce n’est pas possible, je dois continuer à me soigner. La priorité, c’est ma santé aujourd’hui. Mais clairement, je ne me lancerai pas dans cette aventure en N2 si ça n’avait été avec la Jalt. Ça me permet de rester au Mans où je vis avec ma famille et où je vais entamer ma reconversion ».
Justement, quelle est-elle ?
« Ce sera dans l’informatique. Pour le moment, ma formation en alternance a été décalée à cause des conditions sanitaires car les entreprises n’ont pas assez de visibilité sur l’organisation ».
Vous allez pouvoir prendre exemple sur la reconversion réussie de votre ancien compère du MSB, Pape-Philippe Amagou…
« Oui. En fait, comme moi, il a arrêté en raison d’une blessure (ndlr : hernie discale en 2018). Il a su rebondir parfaitement. On se parle régulièrement et je sais que je peux me tourner vers lui car il est passé par là avant moi et pourra me conseiller si besoin ».