|
Balade au cœur de la Sarthe pour découvrir Le Mans en 24 heures... |
6
La cité Plantagenêt est le centre historique de la ville du Mans. Dominée par la cathédrale Saint-Julien, elle est délimitée par les remparts d’origine romaine. © OUEST FRANCE / THOMAS BREGARDIS
La préfecture de la Sarthe est riche de mille couleurs ! De sa cité historique aux films que l’on y tourne et aux courses qui s’y disputent, la ville regorge de trésors.
Berceau de la dynastie Plantagenêt, Le Mans est l’ancienne capitale du Maine, comté stratégique à l’époque carolingienne, en raison de sa situation à la frontière de la Normandie, de la Bretagne et de l’Anjou. En témoigne son quartier historique, dominé par sa cathédrale : vingt hectares de ruelles pavées, égayées de maisons à pans de bois et d’hôtels renaissance, que l’on nomme la cité Plantagenêt. Parmi les demeures à ne pas manquer, la maison de la reine Bérengère, la maison des Deux Amis et la maison d’Adam et Ève, toutes ornées de détails sculptés. Découvrez les étapes à ne pas manquer avec notre « guide touristique » du Mans, issu du livre Week-ends à l’Ouest, paru aux Éditions Ouest-France.
Un décor de cinéma
Monument rare, unique en France, la muraille romaine construite à la fin du IIIe siècle a ceinturé, pendant dix-sept siècles, le cœur de la ville. Sa construction de briques, de pierres de roussard liées par un mortier rose, lui confère une teinte qui valut au Mans le surnom de « ville rouge ». Douze tours, une porte et trois poternes sont toujours visibles. Ne manquez pas la tour du Vivier, la tour de la Madeleine, la tour de Tucé, la tour des pans de Gorron et la Grande Poterne… Un écrin rêvé pour les amoureux de vieilles pierres.

Une vue aérienne de la cathédrale Saint-Julien, au Mans. OUEST FRANCE
Lire aussi : Un week-end au Mans, une ville pleine de surprises
Dans le vieux Mans, on se croirait au milieu du décor d’un film de cape et d’épée ! D’ailleurs, les réalisateurs l’utilisent depuis longtemps. Jean-Paul Rappeneau y filma Cyrano de Bergerac avec Gérard Depardieu avant que Leonardo DiCaprio ne vienne y incarner L’Homme au masque de fer et Daniel Auteuil Le Bossu. Des épisodes du commissaire Nicolas Le Floch, policier du XVIIIe siècle, y ont été tournés ces dernières années. Le circuit des 24 Heures du Mans n’est pas en reste et fait la joie des réalisateurs, depuis Steve McQueen en 1971 jusqu’aux aventures de Michel Vaillant mises en scène par Luc Besson.
Plus vieux vitrail du monde
Le vieux quartier est chapeauté par l’une des plus vastes cathédrales de France : Saint-Julien. Sa construction s’étale du XIe au XVe siècle. Depuis sa façade romane jusqu’au chœur gothique, elle regorge de trésors comme cette chapelle de la Vierge dont les voûtes accueillent un concert céleste de quarante-sept anges musiciens. Sur un fond rouge soutenu, chaque ange joue d’un instrument différent en usage au Moyen Âge. Ces peintures polychromes réalisées entre 1370 et 1380 sont certainement l’un des chefs-d’œuvre de la peinture gothique !

Les superbes vitraux de la cathédrale Saint-Julien du Mans OUEST FRANCE archives
Lire aussi : RÉCIT. Un menhir de granit rose, une araignée et des Anglais sur les vitraux… Comment est née la cathédrale du Mans
Autre trésor coloré, les vitraux ! La cathédrale du Mans possède, avec Notre-Dame de Chartres, l’un des plus beaux ensembles de vitraux médiévaux. Niché sur le bas-côté gauche de la nef, celui qui représente l’Ascension est le plus ancien vitrail (fin XIe siècle) encore en place dans un édifice religieux. Sur des fonds alternés rouges et bleus, les apôtres entourent la Vierge dans des attitudes pleines de mouvement.

Le départ des voitures hypercar lors de la 92e édition des 24 Heures du Mans. Marc Ollivier / Ouest-France
Circuits et bolides
On ne peut pas réduire la ville du Mans à son vieux quartier… Depuis près d’un siècle, son nom est synonyme de courses et de circuits automobiles : celui des 24 Heures du Mans bien sûr, mais aussi le circuit Bugatti ou celui de Maison Blanche. Grâce à eux, toutes sortes de bolides animent la saison des courses automobiles : camions, motos, véhicules classiques, karts… À défaut de pouvoir concourir au volant d’une de ces machines, on peut emprunter le circuit de la grande parade des pilotes à travers les rues du vieux Mans et rêver place des Jacobins à tous ceux qui ont défilé dans ces lieux depuis un millénaire.

Après le succès d’Un week-end à … dans les pages du Dimanche Ouest-France, retrouvez toutes les escapades de Marie Le Goaziou dans un grand Ouest fort de ses curiosités… Éditions Ouest-France
Circuit de la butte d’Auvours à Yvré-l’Évêque (8 km, 2 h 15)
Accès : à Yvré-l’Évêque, garez-vous sur le parking du Pont-Romain sur la D91.
Départ : du fond du parking, longez l’Huisne sur la droite. Traversez la peupleraie et, au carrefour, empruntez le pont romain sur la gauche et poursuivez la route. Traversez le carrefour continuez tout droit, passez sur le pont et, à l’intersection, virez à droite. À la fourche suivante, continuez à droite.
1. À l’entrée du hameau, virez à gauche dans la rue dite chemin de la Fabrique. Au carrefour, prenez à gauche jusqu’au monument de la Butte d’Auvours (lieu qui fut le théâtre d’un épisode meurtrier de la guerre de 1870). Revenez sur vos pas et reprenez à gauche le chemin de la Fabrique. Dans le virage, empruntez le chemin qui s’enfonce à gauche dans le bois. Vous passez sous l’A28. Poursuivez sur 100 m et virez dans le chemin creux à gauche. Après le virage, au pylône, continuez tout droit. Passez la Closerie.
2. 100 m plus loin, remontez à gauche vers la Crapaudière. Traversez la route et suivez en face le Chemin des Filles-Dieu. Après un virage, vous atteignez une ferme. À 20 m, virez dans le premier chemin sur la gauche.
3. À la route, virez à gauche, passez le tunnel sous l’A28 et, 80 m plus loin, empruntez le chemin qui part à gauche. Au bout, longez la route à droite jusqu’au carrefour de la Croix des Zouaves. Reprenez l’itinéraire « aller » en sens inverse.
Â
Â