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Auto. À la FFSA Academy, au Mans, les jeunes pilotes se testent... |
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Ce mercredi, la FFSA Academy testait de jeunes espoirs sur ses F4, sur le circuit Bugatti du Mans. Pablo Sarrazin était en piste, notamment. © Dominique Breugnot
Ce mercredi, la FFSA Academy a procédé à ses derniers essais en vue de la saison prochaine. Jeunes pilotes, débutant en auto ou déjà expérimentés, ont multiplié les tours sur le circuit Bugatti.
Il fait à peine 5 °C sur le circuit Bugatti, en ce mercredi après-midi. Quelques gouttes de pluies tombent par intermittence. Pas des conditions idéales pour tester une F4. Ils sont pourtant neuf, en piste. Quatre débutants purs et durs, et cinq autres plus chevronnés, à tester les monoplaces de la FFSA Academy. Pour Antonio Leité ou Clément Fidrie, c’est une grande première. « Ce sont mes débuts en auto. Tout est différent de ce que je connais en kart », dit ainsi Antonio. Clément, à ses côtés, reprend : « C’est surtout les freins qui ne sont pas simples à gérer. » Ce qu’explique Antonio : « En kart, tu peux y aller petit à petit quand tu freines. Là , il faut tout de suite enfoncer la pédale. »
Pourtant, la progression est certaine pour chacun d’eux. Tout comme celle de Pablo Sarrazin. Avec le casque et la combinaison SMP Racing de son père, à peine trop grande pour lui, le fiston de Stéphane, spécialiste de la pole position aux 24 Heures du Mans, découvre lui aussi la voiture, après avoir montré de belles choses en karting.
Et petit à petit, les rookies prennent la mesure de la voiture, et se rapprochent des temps des plus expérimentés. « Il y avait deux types de pilotes sur cette séance, explique Amaury Richard, responsable sportif du championnat de France F4. Ceux qui ont déjà une expérience ou ceux qui savent déjà qu’ils feront la saison 2021, et qui ont accumulé les kilomètres, et puis continuer leur formation. Et puis les novices, que l’on accompagnait aujourd’hui, pour qu’ils découvrent les voitures, et puis faire un choix pour la suite. »
Car ici, pour beaucoup, ce ne sont que les débuts d’une carrière qui pourrait les mener, pour les plus talentueux, vers la F1, mais aussi, en Endurance, ou en GT. Pierre Gasly, Charles Leclerc, Sébastien Bourdais, Thomas Laurent ou Benoît Tréluyer ont essuyé leurs fonds de combinaison dans les baquets des monoplaces de l’école.
Tous sont encadrés par les mécaniciens de l’école, eux aussi en apprentissage. Maxime, qui en est à sa deuxième année à la FFSA, en association avec le Lycée Le Mans Sud, savoure ces essais : « Je me revois il y a un an, dit-il. Quand je débutais, je mettais 30 minutes à faire un check de la voiture. Là , ça m’a pris quelques minutes. Et puis, je peux accompagner ceux qui arrivent cette année. Le partage d’expérience, c’est génial à faire. »
Pour tout le monde, l’objectif est surtout de prendre en main cette fameuse F4, en vue de la saison à venir. « Ce ne sont pas des sélections, plus des essais, précise Amaury Richard. C’est vraiment l’idée de pouvoir donner une idée de ce qu’est la voiture, reprend Amaury Richard. Là , on vient de faire trois semaines d’essais. On va désormais couper un peu, jusqu’à fin février, afin de remettre les voitures en état. »
À cette fin février, de nouveaux tests seront réalisés, « afin de permettre à ceux qui hésitent encore de prendre une décision ». Dès lors, il faudra faire vite, avec seulement trois semaines avant le début des premières grandes dates de la saison. « L’objectif, c’est d’avoir 18 pilotes en piste. On saura vraiment tout cela fin février. »