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Basket-ball : Le Mans ne doit surtout pas baisser la garde... |
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Dominateurs au match aller, Rupert et les intérieurs manceaux aimeraient bien en remettre une couche dans la peinture villeurbannaise. © Dominique Breugnot.
Euroligue (2e tour préliminaire retour). Asvel - Le Mans ce soir (20h30). Bien que nanti de 10 points d'avance, le MSB devra neutraliser l'instinct de survie adverse.
Angel Daniel Vassalo, maillon fort
Auteur de 29 points, 7 fautes provoquées et 27 d'évaluation, Angel Daniel Vassalo, maillon fort villeurbannais, a longtemps maintenu à flot son équipe. Une gâchette devenue mitraillette qu'il serait bon d'enrayer au maximum. Plus facile à dire qu'à faire. « On ne peut pas tout focaliser sur lui car il y a, au préalable, beaucoup de choses à cadenasser avant qu'il ne reçoive la balle, explique JD Jackson. Cela dit, s'il met encore 30 points à l'Astroballe, d'autres autour de lui vont gagner en confiance. Sans oublier que la puissance de feu de l'Asvel ne se réduit pas au seul Vassalo. Davon Jefferson et Edwin Jackson, pour ne citer qu'eux, sont aussi parfaitement capables de grosses séries ».
L'Asvel avec prudence
Évidemment, si Villeurbanne peut rapidement effacer l'ardoise laissée du côté d'Antarès (85-75), Jefferson et compagnie ne vont pas s'en priver. Pour autant, « pas question de se jeter à corps perdu » dès la première minute et sans réfléchir. Pas le style de la Maison verte. Des temps forts, il y en aura certainement. « C'est le match qui décidera. Un match qu'il faudra déjà essayer de gagner », tempère Vincent Collet. De son côté, le MSB tentera de faire abstraction de ses dix unités d'avance. Sauf en cas de dénouement au couteau. « Mes joueurs ne sont pas bêtes, moi non plus, glisse Jackson. S'il le faut, on protégera le ballon et on fera les fautes nécessaires pour conserver jusqu'au bout notre avantage ».
Constance et dureté
À preuve du contraire, un match de basket dure 40 minutes. Pour avoir oublié ce b.a.-ba, l'Asvel se retrouve à 0-10 avant même le coup d'envoi. « À deux minutes de la fin, on était à 74-73, rappelle Vincent Collet. Encore en apprentissage, mon équipe a du mal à être constante sur la globalité d'un match ». Pas non plus illogique au mois de septembre et pour une équipe remodelée à 80 %.
La force intérieure du MSB
« On les a pilonnés à l'intérieur ». Alain Koffi ne croyait pas si bien dire sitôt la première manche en poche. Une raquette à quatre cordes. Coville-Koffi-Rupert-Batista, un quatuor sans fausse note. 51 points à eux quatre. Les quatre meilleures évaluations mancelles sont toutes venues de l'intérieur. Sans parler du 15-7 aux rebonds offensifs ou du 29-20 aux rebonds tout court. Forcément, une telle domination chiffrée doit donner des idées pour les retrouvailles de ce soir.
P. P.
Ce soir, 20h30, à l'Astroballe.
VILLEURBANNE : 5. Jefferson ; 6. Lacombe ; 7. Hammonds ; 8. Zizic ; 9. Westermann ; 10. Fofana ; 11. Vassallo ; 14. Tillie ; 15. Gelabale ; 20. E. Jackson ; 21. Zapha. Ent. : V. Collet.
LE MANS : 4. Covile ; 5. Ch. Kahudi ; 6. Diot ; 7. Koffi ; 9. Acker ; 10. Dewar ; 11. Pellin ; 12. Rupert ; 13. Batista ; 15. H. Kahudi ; 16. Mendy. Ent. : JD. Jackson.