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24 Heures du Mans. Toyota présente sa GR010, son Hypercar pour gagner en Sarthe... |
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La nouvelle Toyota GR010, pour gagner les 24 Heures du Mans une quatrième fois de suite. © Toyota
À nouveau règlement, nouvelles voitures. Quelques jours après avoir montré sa GR010 avec un camouflage, voici la nouvelle Hypercar de Toyota avec ses couleurs officielles. Une voiture dont l’objectif sera de gagner les 24 Heures du Mans, en juin prochain.
On l’attendait depuis un moment. Première Hypercar à avoir roulé, au mois d’octobre, la Toyota GR010 a été dévoilé, ce vendredi 15 janvier, par le constructeur japonais. L’Hypercar, aura la lourde tâche de prendre le relais de la TS050, la LMP1 qui s’est imposée ces trois années dernières années, aux 24 Heures du Mans.
L’auto a été étudiée ces 18 derniers mois en partenariat par les ingénieurs basés à Cologne, en Allemagne, et les experts du groupe motopropulseur hybride de Higashi-Fuji au Japon.
La GR010 sera une voiture hybride qui reprendra une architecture retenue par son futur concurrent, Peugeot. Ainsi, on retrouve une voiture à quatre roues motrices, avec un moteur V6 biturbo de 3,5 litres, fournissant 680 ch aux roues arrière fonctionnant en osmose avec moteur hybride de 272 ch, agissant lui sur l’essieu avant. La puissance totale est plafonnée à 680 ch, ce qui signifie que la puissance du moteur thermique sera distribuée en fonction de la quantité de la puissance électrique utilisée.
Dix secondes moins vite qu’en 2020
La GR010 marque une rupture par rapport à sa devancière. Réglementairement parlant tout d’abord. L’Hypercar se veut moins onéreux que le LMP1 qu’elle remplace. De ce fait, la Toyota est plus lourde, moins puissante, et surtout moins sophistiquée que sa devancière. Selon le constructeur japonais, la GR010 est 162 kg plus lourde avec 32 % de puissance en moins. Ce qui se traduit par une dizaine de secondes de perdues aux 24 Heures du Mans, sur un tour.
« La nouvelle réglementation Le Mans Hypercar signifie que la GR010 est une voiture entièrement nouvelle, conçue selon une philosophie différente, explique Pascal Vasselon, le patron de l’écurie japonaise. Une différence majeure est l’architecture du système hybride. Nous aurons un système de récupération d’énergie cinétique et brake-by-wire, sur l’essieu avant. Cela signifie que nous avons dû installer un démarreur et des freins arrière entièrement hydrauliques sur les roues arrière, pour la première fois dans notre projet WEC. »
En outre, l’aérodynamique de la voiture doit respecter une fenêtre de fonctionnement donnée. Ajoutée à cela, une balance des performances doit égaliser les performances entre les voitures de la catégorie hypercar : l’Alpine LMP1, les Glickenhaus et Kolles attendues au départ en 2020 devraient être proches en termes de temps au tour.
« Conformément à la réglementation, notre voiture aura une spécification de carrosserie pour gérer tous les circuits, nous devions donc fournir une fenêtre de travail plus large pour cette voiture, poursuit le directeur de Toyota Gazoo Racing. Ce ne sont que des exemples ; il y a de nombreuses différences et défis à relever au cours du développement, c’est donc un défi technique intéressant. Maintenant, nous sommes tous impatients de poursuivre notre programme d’essais et de voir enfin notre nouvelle voiture concourir. »
Côté pilotes, Toyota reste sur des pilotes connus : les champions du monde en titre Mike Conway, Kamui Kobayashi et José MarÃa López piloteront la n° 7 tandis que Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima et Brendon Hartley vainqueurs en titre des 24 Heures du Mans piloteront la n°8. Nyck de Vries sera pilote de réserve de l’écurie.
Les deux Toyota seront présentes sur les six courses du championnat du monde (WEC). Au programme, les 1000 Miles de Sebring le 19 mars avant les 6 Heures de Spa-Francorchamps (1er mai) et le moment fort de la saison, les 24 Heures du Mans du 12 au 13 juin. Monza aura lieu le 18 juillet avant de se diriger à Fuji (26 septembre) et à Bahreïn (20 novembre). Deux courses de six heures.