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24 Heures du Mans. Peugeot débarquera avec une Hypercar en 2022... |
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Première esquisse de la Peugeot Hypercar © Peugeot
En marge de la 88e édition, le constructeur français a annoncé ses plans pour son retour en endurance après un départ fracassant en 2012.
Un Lion positionné dans l’enceinte du circuit, un tour de 908 HDI Fap prévu quelques minutes avant le départ de la 88e édition des 24 Heures du Mans samedi 19 septembre : Peugeot renoue bel et bien le fil de son histoire avec l’endurance. Une discipline qu’elle avait quittée avec fracas un jour de janvier 2012 alors que le constructeur français s’apprêtait à prendre part au nouveau championnat du monde d’endurance.
A la veille du départ de la 88e édition, Peugeot a dévoilé un peu plus ses plans concernant ce come-back. Un retour qui s’effectue au côté de l’énergéticien Total qui était déjà partie prenante dans l’aventure de la 908 HDI Fap. « Le Mans est le graal de l’automobile, explique Jean-Philippe Imparato, le Directeur de la Marque Peugeot. C’est la course qui désigne son vainqueur. Pour nous, cela représente 3 victoires mais aussi beaucoup de sueurs, de larmes, de joie et un incroyable esprit d’équipe avec Total avec qui nous célébrons en 2020 les 25 ans de collaboration de nos deux entreprises. "
Une Hypercar
Si durant un temps, Peugeot s’était posé la question si elle optait pour l’Hypercar (LMH) ou bien le LMdh ; le constructeur français a finalement fait le choix de l’Hypercar au même titre que Toyota. « Le choix de la catégorie LMH a été dicté par plusieurs critères dont celui d’une certaine liberté aérodynamique » indique-t-on chez Peugeot.
« La voiture sera donc une 4 roues motrices, dotée – comme la réglementation l’impose – d’un moteur électrique d’une puissance maximale de 200kW sur le train avant, précise Olivier Jansonnie, le directeur technique Peugeot Sport programme WEC. Le niveau de puissance total sera identique à celui d’une voiture 100 % thermique 2 roues motrices (500kW soit environ 680cv) mais répartie entre les 2 essieux. En comparaison avec ce que nous connaissons actuellement en LMP1, la voiture sera plus proche des véhicules de route, donc avec une masse plus élevée et de plus grande dimension. Aujourd’hui, nous avons validé une partie du concept aérodynamique, l’architecture moteur est définie. Le fonctionnement du système hybride et son architecture principale ont également été choisis. Il reste donc encore beaucoup d’étapes d’ici à notre arrivée en endurance en 2022, dans l’étude, la production des prototypes et finalement la validation sur banc et en piste. »