|
24 Heures du Mans. GTE Pro. Bourdais : "Pas toujours évident d'être le local de l'étape"... |
1
La Ford n°68 sur laquelle est engagée Sébastien Bourdais cette année aux 24 Heures du Mans. © Daniel FOURAY
Sébastien Bourdais, pilote originaire du Mans, engagé cette année en GTE Pro avec Ford, évoque la bagarre avec Porsche dans les premières heures de course et la ferveur qu'il y a autour des 24 Heures du Mans.
Sébastien Bourdais, qui participe à ses 12e 24 Heures du Mans cette année (vainqueur en 2016 en GTE Pro avec Ford), est engagé en GTE Pro, dans l'écurie Ford Chip Ganassi Team USA. A l'issue de son premier relais, le pilote français originaire du Mans, évoque la bagarre dans la catégorie, notamment avec les Porsche et l'ambiance qui règne durant la course.
Quel est votre point de vue sur la bataille qui fait rage en GTE Pro ?
Il y a eu deux étapes. Au départ, les Porsche étaient particulièrement véloces et je n'ai pas l'impression qu'on pouvait faire grand chose, notamment en ligne droite. Puis, d'un seul coup, au milieu du deuxième relais, ils ont ralenti et je suis revenu assez vite. Dans le dernier tour de mon relais, j'ai pu dépasser l'une des Porsche. Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé et c'est un peu surprenant. On va voir dans les prochaines heures ce qu'il se passe. C'est vrai qu'on est tous à bloc depuis le début, on ne se cache pas, on attaque à fond. En tout cas cette bagarre est intéressante.
Quand vous êtes revenu sur les Porsche, était-ce dû à la dégradation des pneus ?
Non, je pense que c'est plus un problème moteur parce que dans les premiers tours on n'était pas en mesure de les dépasser, même à l'aspiration. Puis d'un seul coup ça a été assez facile. Il s'est clairement passé quelque chose au niveau de la cartographie moteur.
Vous faites partie des pilotes locaux. Quel est votre ressenti sur la ferveur qu'il y a au Mans au fil des années ?
C'est de plus en plus la folie (rires). Si je manque une édition, je crois que j'ai le double de soutien l'année d'après. C'est assez impressionnant et assez intense. Ca fait chaud au coeur mais c'est difficile à gérer. C'est une belle démonstration mais ce n'est pas toujours évident d'être le local de l'étape.