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24 Heures du Mans. Ferrari en route pour un dixième titre Sarthois ?... |
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La Ferrari 499P n°50. © Franck Dubray / Ouest France
Depuis 1973, la marque italienne Ferrari n’avait plus concouru en catégorie reine aux 24 Heures du Mans. Le constructeur italien engagera deux de ses voitures sur la 499 P au Mans, la n° 50 et 51.
Pour son retour au Mans, Ferrari a présenté une 499 P aussi rapide que fiable. Et côté pilotes, on a joué sur des valeurs sures. Sur la n° 50, la marque au cheval cabré a décidé de faire confiance à Antonio Fuoco (Italie), Miguel Molina (Espagne) et Nicklas Nielsen (Danemark). Là encore, on retrouve des profils maison. Qui semble fonctionner : avec deux podiums et une pole position en trois courses, la Ferrari 499 P n°50 a prouvé son potentiel.
Antonio Fuoco
Antonio Fuoco, 26 ans, a débuté en monoplace en 2013 chez Prema Powerteam au championnat d’Italie de Formule Renault 2.0 qu’il remporte devant son compatriote Luca Ghiotto. En 2014, le natif de Cariati poursuit en Formule 3 dans la même écurie, terminant à la 5e place du championnat, et en parallèle il prend part au Florida Winter Series ou il termine champion. L’Italien s’engage la saison suivante en GP3 Series avec l’écurie britannique Carlin et effectue ses premiers essais en Formule 1 au volant de la Ferrari SF15-T. En 2016, il signe chez Trident en GP3 Series et termine 3e du championnat et réalise à nouveau des essais en Formule 1.
Il continue son ascension en 2017 en Formule 2 ou il est le coéquipier du Monégasque Charles Leclerc chez Prema Powerteam. Il renouvelle en 2018 mais dans une autre écurie, Charouz Racing System et finit 7e du championnat. L’année suivante, il est pilote d’essais en Formule E, et concourt au championnat d’Italie GT et est titré. Cette même année, il participe aux 4 Heures de Shanghai.
En 2020, il se lance en GT World Challenge Europe Endurance Cup et fait une saison complète en 2021.
Il participe depuis 2021 à la classique mancelle, il y a roulé en catégorie GTE AM en 2021 et 2022. Il a signé deux podiums en WEC, en début de saison, mais surtout, la pole position à Sebring.
Miguel Molina
L’Espagnol, Miguel Molina, 34 ans, est le plus âgé du trio. En 2004, il est au volant de sa première monoplace en championnat d’Espagne de Formule Junior 1600 et termine 6e. La saison suivante, il entre en Eurocup de Formule Renault 2.0 chez Pons Racing. En 2006, il accède au championnat d’Espagne de Formule 3, et s’engage en fin de saison en Formule Renault 3.5 Series. De 2007 à 2009, le Barcelonais y effectue trois saisons complète, dont une 4e place en 2008. Il entame une courte page en Superleague Formula en 2009, sans succès. En 2010, le Catalan donne un nouvel élan à sa carrière en passant aux voitures de tourisme chez l’Allemand Audi jusqu’en 2016, là aussi sans triomphe. Depuis 2017, il évolue en championnat du monde d’Endurance, toujours pour l’écurie Ferrari, la classique mancelle constituera sa septième participation. Il est un spécialiste reconnu du GT.
Nicklas Nielsen
Nicklas Nielsen, 26 ans, commence en 2016 en monoplace lors du championnat ADAC de Formule 4 en Allemagne, il finit 8e du championnat mais remporte le titre de Rookie. Il récidive la saison suivante mais un accident majeur l’empêche de concourir pour le titre.
Le Danois, doit quitter le championnat en 2018 en raison d’un manque de budget, il se tourne vers le Ferrari Challenge en Europe remportant le titre avec dix victoires sur quatorze courses. Ses résultats lui vaut le droit d’obtenir une place chez Luzich Racing dans l’European Le Mans Series en catégorie LMGTE qu’il remporte aux côtés de Fabien Lavergne.
L’année suivante, l’originaire d’Aarhus participe aux 24 Heures du Mans et est sacré champion du monde, dans la catégorie GTE-AM. Il répète cette même performance en 2021, en plus d’un titre en GTE World Challenge Europe Endurance Cup. En 2022, il a fait toute sa saison en LMP2. Il participera pour la cinquième fois consécutif à la classique mancelle.
Une équipe relativement jeune sur le papier, mais expérimenté en Endurance qui aura sa carte à jouer en Hypercar.