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24 Heures Camions. Téo Calvet vainqueur, Norbert Kiss champion d’Europe... |
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Téo Calvet, sur le Freightliner n°20 a remporté les 24 Heures Camions, 27 ans après son père Fabien. © DOMINIQUE BREUGNOT PHOTOGRAPHER
24 Heures Camions. Ils étaient les leaders attendus dans leurs compétitions : Norbert Kiss et Théo Calvet n’ont pas déçu, sur le circuit Bugatti. Ils repartent chacun avec leurs lauriers.
Avant de débarquer au Mans, deux enjeux étaient à souligner, pour ces 24 Heures Camions. L’obtention du titre de champion d’Europe pour Norbert Kiss, de l’un, et la suite du duel entre Téo Calvet et le Sarthois Thomas Robineau en championnat de France, avec une possibilité de titre pour Calvet.
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Les deux favoris n’ont pas failli à leur réputation. En championnat d’Europe, le Man de Norbert Kiss aura bien vite éteint tout suspense. Le Hongrois, dès la course 3, ce dimanche, et avec sa deuxième course remportée du week-end, s’est adjugé le titre européen. « C’est un super moment. On a fait une belle saison. je suis vraiment reconnaissant envers mon équipe, et surtout le travail qu’ils ont fait. On a été rapide dès le début de saison. Je suis un grand fan du circuit du Mans, et gagner ici me fait vraiment plaisir. C’est une belle satisfaction pour moi. » Dimanche, la dernière course européenne avait donc une allure de tournée d’honneur pour le Hongrois, qui laissait la victoire à l’Espagnol Luis Recuenco et son Iveco.

Norbert Kiss. DOMINIQUE BREUGNOT PHOTOGRAPHER
Les regards se portaient alors sur le trophée 24 Heures Camions, manche du championnat de France. Si rapidement, en raison d’ennuis mécaniques samedi, Thomas Robineau avait fait une croix sur la victoire à domicile, Téo Calvet ne lâchait rien, et après une deuxième place en course 1, ne laissait plus rien à la concurrence.

Téo Calvet, sur la grille de départ. DOMINIQUE BREUGNOT PHOTOGRAPHER
Calvet vainqueur mais pas titré
Ce qui lui permettait de sérieusement se rapprocher du titre : en disposant de 68 points d’avance sur Robineau, à la fin de la course, le Toulousain pouvait ainsi coiffer le titre national, en plus d’une victoire de prestige aux 24 Heures Camions, 27 ans après la victoire de son père Fabien, ici même, en 1996.
Lors de la course 4, Calvet s’imposait de main de maître, mais ne remportait pas le titre. La faute à un Thomas Robineau s’arrachant pour terminer dans le Top 10, malgré une pénalité. Avec sa neuvième place, il repousse l’échéance à la course d’Albi, à la mi-octobre.

Thomas Robineau a réussi à repousser à Albi, le sacre de Téo Calvet. DOMINIQUE BREUGNOT PHOTOGRAPHER
Emu, Fabien Calvet ne cachait pas son émotion :  Je suis fier, c’est quelque chose pour Téo. Moi, gagner ici en 1996, ça a changé ma vie. Il est rentré dans l’histoire en remportant la première course de nuit, hier. Il l’est encore plus en gagnant les 24 Heures Camions.Â
Pour le jeune pilote de 22 ans, c’était la fête à l’arrivée :  Depuis le temps que je l’attends celle-là . Avec la manière en plus. Papa a gagné ici en 1996. C’est incroyable de pouvoir rentrer dans la même histoire que lui, celle des 24 heures. Pour le titre, on pourra sécuriser à Albi, mais on a pris une belle option.Â
Résultats :
24 Heures Camions. Course 1 : André (Man) ; course 2 : Calvet (Freightliner) ; course 3 : Calvet  ; course 4 : Calvet (Freightliner).
Championnat d’Europe. Course 1 : Kiss (Man) ; course 2 : Andersson (Man) ; course 3 : Kiss (Man) ; course 4 : Recuenco (Iveco).