|
« On peut dire que la mission est accomplie » : Mathys Rondel signe un top 10 au général sur son premier Paris - Nice... |
1
Mathys Rondel avant le départ de la première étape de Paris - Nice entre Achères et Carrières-sous-Poissy, dimanche 8 mars 2026. © AFP - Anne-Christine Poujoulat
Huitième de la dernière étape de Paris - Nice, ce dimanche 15 mars 2026, le grimpeur sarthois de l’équipe Tudor a terminé l’épreuve à la même position au classement général. Soit la meilleure performance de sa jeune carrière dans une course par étapes World Tour.
C’était son premier vrai objectif de la saison
, comme il l’avait annoncé cet hiver, et Mathys Rondel a répondu présent. Le jeune Sarthois de l’équipe Tudor pro cycling s’est classé huitième du général du premier Paris - Nice de sa carrière. Également huitième à l’arrivée de la huitième étape à l’Allianz Riviera de Nice, à sept secondes du lauréat français de la journée, Lenny Martinez (Bahrain - Victorious), ce dimanche 15 mars 2026, le coureur de 22 ans a terminé la Course au soleil à 10’23’’du Danois Jonas Vingegaard (Visma - Lease a Bike), vainqueur final. Quatrième du classement des jeunes remporté par l’Allemande Georg Steinhauser (EF Education - Easypost), le natif du Mans a réalisé sa meilleure performance sur une course World Tour par étapes : 15e du Critérium du Dauphiné 2025 et 12e du Tour des Émirats arabes unis en début d’exercice 2026, l’ancien patineur signe là son deuxième top 10 au meilleur niveau mondial après la neuvième place acquise sur le Tour de Romandie l’an dernier.
« Je peux être satisfait de cette performance »
Quinzième à Uchon (Saône-et-Loire) après avoir été pris dans une bordure lors de la quatrième étape, le grimpeur licencié à Montfort-le-Gesnois a, comme souvent, fait preuve d’une grande régularité : neuvième à Colombier-le-Vieux (Ardèche) le lendemain, il a terminé dans le groupe des favoris les deux jours suivants, à Apt (Vaucluse) puis au terme d’un parcours raccourci vers Isola (Alpes-Maritimes), en raison de conditions météorologiques difficiles.
On peut dire que la mission est accomplie
, s’est-il satisfait à l’issue de l’épreuve, dans des propos relayés par son équipe. Finir huitième sur une course comme Paris - Nice, avec un tel niveau, est un très bon résultat pour moi. C’était mon premier Paris - Nice et pendant la semaine, j’ai réalisé que c’était presque comme si on avait couru deux épreuves complètement différentes. Ça m’a donné un aperçu de ce à quoi un grand tour pouvait ressembler, même si je sais que le niveau de fatigue, physique et mentale, sera encore supérieure.
Le résultat peut ne pas apparaître bien meilleur que celui du Tour de Romandie l’an dernier mais l’intensité cette semaine était bien plus élevée. La course a duré trois jours de plus et le niveau a été encore plus fort, donc je peux être très satisfait de cette performance » , estimait celui qui vit désormais dans les Hautes-Pyrénées. « À partir de l’année prochaine, il faudra faire mieux. J’ai l’impression que je peux progresser dans tous les secteurs, les sprints, le contre-la-montre, et sur mon positionnement dans les bordures. Il y a toujours à apprendre mais je suis satisfait de ma progression. »
On pensait que finir entre la cinquième et la dixième place était possible et c’est exactement ce qu’il a fait
, s’est de son côté félicité son directeur sportif Bart Leysen. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est son attitude : toujours proche de la tête, toujours à la bataille avec les meilleurs and concentré en permanence. Il n’a pas eu de jour sans et c’est un très bon signe pour son futur, en tant que leader pour le classement général.
+ LIRE AUSSI Cyclisme. Le « grimpeur-puncheur »
Louis Rouland espère briller en 2026 avec Cofidis
Mathys Rondel va maintenant se tourner vers la préparation du Tour d’Italie, qui doit être son premier grand tour. Avant de disputer le Giro, du 8 au 31 mai 2026, il devrait participer au Tour des Alpes, du 20 au 24 avril, après un stage en altitude. «
Second Sarthois engagé sur Paris - Nice, Louis Rouland a fini 109e au général, à 1 h 10’03’’. Le leader espagnol de sa formation Cofidis, Ion Izagirre, s’est lui classé septième, juste devant Rondel.