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« Je n’ai jamais vu ça ! » : Nicolas de Tavernost fulmine après l’attribution de la Coupe du monde à beIN Sports... |
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Nasser al-Khelaïfi (en bas à droite) et Nicolas de Tavernost (au milieu à gauche) le 4 novembre au Parc des Princes. © FRANCK FIFE / AFP
Le président du Paris Saint-Germain Nasser al-Khelaïfi, également à la tête de beIN Media Group qui vient de s’emparer des droits de la prochaine Coupe du monde 2026, est remis en cause par de nombreux acteurs du football français qui l’accusent de « conflits d’intérêts. »
Le jeudi 12 février dernier, un départ choc et inattendu a marqué le football français. Nicolas de Tavernost, jusqu’alors directeur général de la LFP Media, filiale commerciale de la Ligue, a décidé de quitter son poste « de manière irrévocable » en raison de son manque de soutien. Un évènement qui se produit, notamment, après l’attribution des droits de l’intégralité des 104 matches de la Coupe du monde 2026 à beIN Sports, alors même que la chaîne Ligue 1 + semblait en pole position pour les acquérir.
« La procédure n’a pas été loyale, a regretté de Tavernost au micro de RTL ce jeudi 13 février. Ça fait 40 ans que j’achète des droits sportifs, je n’ai jamais vu ça. Nous avions un accord, un contrat signé et accepté par la Fifa. Il fallait que le board le valide, une formalité… On avait mis 17 millions sur la table. »
Des positions parisiennes qui interrogent
Sans vraiment le citer, l’ancien dirigeant des Girondins de Bordeaux pointe du doigt l’actuel président du PSG, Nasser al-Khelaïfi qui est, aussi et surtout, dirigeant de beIN Media Group, diffuseur, donc, du prochain Mondial. « Aujourd’hui, il y a manifestement des conflits d’intérêts à l’intérieur de la Ligue. C’est ça la difficulté », a poursuivi Nicolas de Tavernost.
L’homme de 75 ans accuse le PSG de ne pas tout faire pour mettre en avant le football français au profit des intérêts de ses dirigeants qataris. Car même en l’absence du cador al-Khelaïfi, les autres membres du club parisien semblent défendre les mêmes idées. À l’image de Victoriano Melero, directeur général du club champion d’Europe, mais aussi président de Foot Unis, le syndicat des clubs à la LFP, qui n’a pas défendu les intérêts du foot français lors du conseil d’administration de la ligue, mercredi dernier.
« Accuser Nasser pour masquer l’incompétence et l’irresponsabilité des autres »
Au cœur des critiques, al-Khelaïfi a même reçu le soutien du président de la FIFA, Gianni Infantino déclarant que « cette décision était purement commerciale. L’offre la plus avantageuse, tant financièrement que pour la diffusion de plusieurs tournois FIFA, a été retenue. » Le clan qatari défend lui aussi sa position. « Le scénario classique, qui se répète tous les six mois dans le football français, consiste à accuser Nasser pour masquer l’incompétence et l’irresponsabilité des autres », a déclaré un proche d’Al-Khelaïfi pour le Monde .