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« Je les vois bien faire un truc » : tenant du titre, Le Mans Sarthe basket peut-il rééditer l’exploit en Leaders Cup ?... |
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Trevor Hudgins, ici contre Strasbourg mardi 17 février 2026 en Coupe de France, à Antarès, a été élu meilleur joueur de la dernière Leaders Cup. © Photo : Le Maine Libre - Yvon LOUÉ
Vainqueur à la surprise générale de l’édition 2025, le MSB ne part pas favori à sa propre succession au moment où s’ouvre la Leaders Cup 2026, ce vendredi 20 février 2026 à l’Arena Futuroscope de Chasseneuil-du-Poitou (Vienne). La formation sarthoise s’y présente toutefois avec des arguments. De quoi rêver d’un nouvel exploit ?
Hormis Monaco, triple vainqueur de la Leaders Cup entre 2016 et 2018, jamais aucun club n’a remporté la compétition deux fois d’affilée depuis 2013 qu’elle existe sous cette appellation. Tenant du titre après sa prouesse de l’hiver 2025 au Palais des sports de Caen (Calvados) et son succès en finale contre le club de la Principauté (96-104), Le Mans Sarthe basket ne fait à nouveau pas partie des prétendants les plus évidents à la victoire, tout en arrivant à l’Arena Futuroscope de Chasseneuil-du-Poitou, près de Poitiers (Vienne), avec de l’ambition
et l’envie d’essayer d’être du côté des surprises
, exposait l’entraîneur manceau Guillaume Vizade à 48 heures du quart de finale contre Nanterre, dont le coup d’envoi sera donné à 18 h 30, ce vendredi 20 février 2026. Le MSB, vainqueur de 13 de ses 17 derniers matches toutes compétitions confondues, a de quoi y prétendre.
Pourquoi le MSB pourrait-il le faire ?
Parce qu’il connaît le chemin
Quatre fois vainqueur (2006, 2009, 2014 et 2025) et quatre autres fois finaliste (2004, 2007, 2015, 2018) de la Semaine des As puis de la Leaders Cup, l’équipe mancelle s’appuie déjà cette année sur un effectif encore constitué autour des artisans du succès de l’an dernier : Trevor Hudgins, meilleur joueur de la compétition, Wilfried Yeguete et David DiLeo, ainsi que Guillaume Vizade sur le banc. Ils ont des joueurs qui ont une expérience de cette épreuve et voudront transmettre ça aux autres
, rappelle le technicien de Boulazac Alexandre Ménard, passé par le club sarthois en tant qu’adjoint puis entraîneur principal entre 2008 et 2017. Le Mans a toujours été un club amoureux des coupes et je les vois bien refaire un truc.

Alexandre Ménard, lors du match de Pro B opposant l’Alliance Sport Alsace à Boulazac, le 28 mars 2025. PHOTOPQR/DNA/MAXPPP - Thomas Toussaint
Parce que la compétition apparaît très ouverte
Je pense que l’édition de cette année est sans doute encore plus ouverte que toutes celles auxquelles on a assisté les années précédentes
, ajoute Chloé Westelynck, responsable éditorial basket pour la plateforme DAZN, diffuseur intégral de la Leaders Cup 2026, au moment où l’AS Monaco fait notamment face à d’importants problèmes de trésorerie et pourrait être repris en main par l’État monégasque. Les trois équipes d’Euroligue sont fortes mais pas aussi dominantes ou écrasantes qu’avant et les autres sont aussi plus solides
, juge Alexandre Ménard avant une compétition dont le format, selon lui, correspond bien
au MSB. Avec les jeunes du centre de formation qu’ils n’hésitent pas à lancer - on peut penser à Bastien Grasshoff cette année après son frère Loïs l’an dernier - ils peuvent jouer avec dix ou onze joueurs et bien répartir les temps de jeu pour pouvoir enchaîner les matches.

Chloé Westelynck est responsable éditorial basket chez DAZN. DAZN
Parce que Le Mans passe rarement à côté des matches couperets
Finaliste de la Coupe de France l’année dernière et encore engagé sur tous les tableaux cette saison, Le Mans est enfin très difficile à manœuvrer en matches à élimination directe depuis le début de l’ère Guillaume Vizade. Je pense déjà qu’ils sont très bien préparés tactiquement, qu’ils adhèrent tous au plan de jeu de Guillaume et qu’ils le respectent
, observe Chloé Westelynck. Quand il y a un match où on n’a pas le droit à l’erreur, ça permet de laisser moins la place au hasard
, souligne-t-elle.
Je pense aussi qu’à l’image de Guillaume, ils sont décomplexés. Ils débutent le match en se disant qu’ils ont autant de chances de gagner voire plus que l’adversaire et ils croient ce qu’ils font.
Alexandre Ménard voit également au Mans un collectif qui peut s’emballer à tout moment, avec des joueurs comme (Johnny) Berhanemeskel ou (Trevor) Hudgins, et qui peut profiter de l’inconstance de certaines équipes.
Pourquoi ce sera difficile ?
Parce que le MSB n’est pas favori
Reste que les Manceaux n’ont, a priori, pas la faveur des pronostics. Si les joueurs monégasques ne sont pas trop affectés par ce qu’il se passe en Principauté en ce moment, c’est clairement la meilleure équipe sur le papier
, considère Chloé Westelynck. Les deux autres formations d’Euroligue, l’Asvel et Paris, respectivement victorieux en 2023 et 2024, apparaissent aussi logiquement supérieures.
Parce que Le Mans est attendu
Contrairement à l’an dernier, il n’y aura absolument aucun effet de surprise
, relève par ailleurs la journaliste. Tout le monde a beaucoup de respect pour cette équipe et pour l’organisation en général, ce que fait Guillaume Vizade depuis qu’il est arrivé.
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Parce qu’il y a fort à faire d’entrée
Et s’il a évité les trois pensionnaires d’Euroligue en quart de finale, le MSB entamera tout de même l’épreuve par une opposition qui s’annonce difficile face à Nanterre. La formation francilienne, qui peut aussi à son tour jouer les trouble-fêtes
, selon Alexandre Ménard, n’a perdu que cinq fois cette saison et pointe à la deuxième place du classement de Betclic Élite aux deux tiers du championnat. La partie sera l’occasion de retrouvailles avec l’entraîneur nanterrien Julien Mahé, dont l’équipe de Saint-Quentin avait été éliminée en demi-finale de la Leaders Cup par Le Mans il y a douze mois (88-85). Ce sera forcément déjà un gros test et ça va nous donner pas mal d’indications sur leur capacité à aller au bout
, estime Chloé Westelynck.