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« Ça commence par nous, les anciens » : Cholet Basket, un derby pour chasser les vieux démons... |
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Gerald Ayayi : « On a besoin du collectif pour performer. » © Jérôme Fouquet/Ouest-France
Battus à quatre reprises par Le Mans la saison dernière, les joueurs de Cholet Basket veulent enfin inverser la tendance face au voisin sarthois. Ce samedi 1er novembre, c’est un duel entre leaders d’Élite qui va enflammer la Meilleraie.
Le derby est un match à part. Et la dimension spéciale de ces rencontres a pris des proportions plus importantes encore dans les Mauges, où personne n’a digéré les quatre défaites de la saison dernière. Si la moitié de l’équipe choletaise a changé à l’intersaison, Gérald Ayayi s’en fait le porte-parole des supporters pour passer le message dans tout le vestiaire. Quand bien même Cholet Basket a remporté deux des trois matches amicaux disputés entre voisins cet été, l’arrière dit que la revanche n’est pas prise encore.
Écoutez Gérald Ayayi dans Cholet Basket, le podcast, ici?
« Les nouveaux n’ont pas forcément conscience de ce qui s’est passé l’an dernier. Mais nous, anciens, on doit faire table rase des deux victoires en préparation pour garder cette faim. Ce qui compte, c’est ce qui va se passer samedi, assure le nouvel international français, dans Cholet Basket, le podcast. C’est parfois dur de transmettre le sens des derbies aux Américains, parce qu’il y a beaucoup de turnover. Le coach leur a redit le poids de ce match pour le club, les fans. Et nous, les cadres, on doit avoir ça en tête, parce que les gars nous suivent : donc si Nathan (De Sousa), TJ (Campbell), Jamuni (McNeace) et moi on saute par terre dès qu’un ballon traîne, on sait qu’ils feront pareil. Ou si l’un de nous se prend la tête avec un adversaire, on sait qu’ils seront tous derrière pour nous protéger. Mais ça va commencer par nous, les anciens. »
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Tout sera question de dosage, d’équilibre entre la détermination et la précision. Cholet a les armes, mais il ne faudra pas s’éparpiller. Contrôle du rebond, adresse extérieure, justesse dans les joueurs ciblés et sur lesquels attaquer : le plan a plusieurs facettes, qu’il ne faudra pas négliger face à Trevor Hudgins et sa bande. Parce le MSB aussi a déjà gagné quatre de ses cinq premiers matches. « Nos deux équipes sont fatigantes, usantes physiquement avec des joueurs durs au mal, mais les identités et les process sont différents, résume Fabrice Lefrançois. Les deux équipes se connaissent, mais c’est un match où il faut s’engager. Eux ont des joueurs comme Hudgins qui, seuls, peuvent changer le cours d’un match. Nous, on a besoin du collectif pour performer. » Et d’une Meilleraie pour la 33e fois de suite à guichets fermés.