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Le Mans. En BD, 125 ans d’histoires mancelles... |
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Olivier Renault, scénariste de la BD historique sur Le Mans. © Ouest-France
Le deuxième tome de la BD historique dédiée au Mans vient de sortir. Le lecteur suit l’aventure d’une petite croix depuis la virée de Galerne jusqu’aux gueules cassées de la Grande guerre.
Sur les traces d’une petite croix dorée. Le décor est planté. Ou plutôt le fil rouge du deuxième tome de la bande dessinée historique Le Mans, des batailles du Mans à la Grande guerre. Dès les premières pages, le lecteur est plongé au cœur des fouilles de la place des Jacobins du Mans, théâtre d’un massacre de masse de Vendéens pendant la virée de Galerne de 1793. Les archéologues trouvent une petite croix dorée, sous le squelette d’une femme. « Ils ont vraiment trouvé cette croix, précise Olivier Renault, scénariste. Elle n’était pas gravée. »
Une grande équipe d’auteurs
L’objet qui suit les personnages d’une même famille et périodes de l’Histoire est la marque de fabrique des éditions Petit à petit. Pour le premier tome Le Mans de la Muraille romaine à Scarron , Olivier Renault avait choisi le menhir de la cathédrale « qui ne cesse d’évoluer en 2000 ans »
. Un premier épisode qui a connu un joli succès en libraire puisqu’il s’est vendu à près de 8 000 exemplaires.
La suite s’imposait mais la réalisation est plus compliquée qu’il n’y paraît. Plusieurs personnes collaborent aux ouvrages. L’initiateur du projet de BD n’a pas eu de mal à convaincre les sept dessinateurs du tome II. Samuel Chauveau, patron de la librairie Bulle « a un impressionnant carnet d’adresses »
, reprend le scénariste, journaliste à Ouest-France. « On a eu plus de temps pour ce nouveau tome, intervient le libraire. Un an au lieu de six mois, cela a été plus aisé pour réaliser le volume. » Sept dessinateurs, sept chapitres, sept épisodes pour raconter la cité mancelle entre 1793 et 1918.
Riches détails du patrimoine
« C’est une vraie fierté de participer à cet ouvrage, s’enthousiasme Julien Carette, auteur des dernières planches. Le travail pour les décors a été facilité par la riche documentation d’Olivier Renault. C’est intéressant de pouvoir s’imaginer à quoi pouvait ressembler la ville à cette époque. » Une fierté partagée par Erik Arnoux, autre dessinateur qui a apprécié travailler au sein d’un collectif : « L’ensemble est vraiment réussi. »
La BD est riche en détails patrimoniaux, d’autant que le scénariste est un Manceau féru d’histoire. « On s’est posé la question de l’existence ou non d’arbres en 1885 autour de la statue de Chanzy. Non, donc on les a enlevés. »
On découvre le café de l’Univers, actuellement Chez Galand ou on admire l’intérieur du café du Commerce qui est aujourd’hui un fast-food de la place de la République. Chaque détail compte dans la plus petite des vignettes.
Serge Bertin signe les documentaires intercalaires. S’il se défend d’être un historien, il offre des éclairages sur les monuments, les bâtiments, les innovations du Dr Delagnière ou des frères Bollée. Une façon ludique de redécouvrir une ville, située à bien des carrefours politiques, historiques et d’innovations.
Le Mans, des batailles du Mans à la Grande guerre, éditions Petit à petit. 75 pages. 16,90 €. Disponible en exclusivité à la librairie Bulle, 13, rue de la Barillerie au Mans.