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Coulaines. Fills Monkey à Bebop : « du rythme et de l’humour » [Vidéos]... |
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Coulaines. Fills Monkey à Bebop : « du rythme et de l’humour » [Vidéos] © Deux batteurs pour un groupe comme on en voit peu. Photo DR S. Gosset
Les deux talentueux batteurs seront à Coulaines ce soir pour le festival Bebop. Un show génialement drôle à ne pas manquer.
« Le Maine Libre » : Qui sont les Fills Monkey ?
Sébastien : C’est un duo « humorythmique » et comme son nom l’indique, c’est vraiment à mi-chemin entre le rythme, la musique et l’humour. Yann et moi, on joue deux sales gosses sur scène, deux batteurs fous qui vivent sur une planète où absolument tout est rythme. C’est un spectacle né de la rencontre entre deux batteurs autour d’une démonstration de batterie pour une marque. On a essayé de proposer un morceau où on jouerait tous les deux, chose rare avec cet instrument. Et c’était étonnant.
L’humour était-il présent dès le début ?
Pour le premier morceau qu’on avait écrit, on avait déjà quelques petits gags intégrés. Mais c’est surtout venu progressivement. Au début, on était moins expérimentés, beaucoup plus timides. On avait cette envie de faire quelque chose de 2nd degré, mais on ne savait pas comment le faire. On testait un peu timidement et on a vu que le public répondait positivement. On s’est fait aider par un metteur en scène de théâtre qui nous a vraiment aidés à maîtriser le retard en comédie qu’on avait par rapport à la maîtrise de la batterie.
Vous proposez une configuration rare dans le monde de la musique.
Il y avait tout à faire car très peu de choses avaient été proposées dans ce domaine-là. On avait un terrain de jeu vierge. Pour le grand public, c’est très rare de voir deux batteurs sans avoir devant un bassiste, un guitariste, un clavier, une chanteuse… On a un peu formé notre groupe idéal, en virant tout le monde et en revenant à la source (rires).
Est-ce aussi pour redorer le blason d’un instrument souvent mal-aimé, seul ?
C’est tout à fait ça ! Quand on est batteur, on a toujours cette frustration. On s’est nourri de ça pour Fills Monkey. C’est notre revanche à nous On est un peu les « justiciers de la batterie ». Ça nous permet de nous exprimer d’une façon totalement différente de ce qu’on pouvait faire avant dans un groupe conventionnel.
À quoi peuvent s’attendre les spectateurs avec votre show ?
Il ne faut pas s’attendre à un concert conventionnel, même si il y a des musiques tout le long. C’est complètement un spectacle. Utiliser deux langages universels que sont le rythme et l’humour fait qu’on s’adresse à un public hyperlarge, sans aucune limite, de quatre ans à 100 ans.
Quel est votre rapport à internet ?
On s’en est beaucoup servi quand on a décidé de se lancer dans ce projet. On était convaincus que c’était un outil extraordinaire qui nous permettait de toucher un public très large mais aussi et surtout gratuit. Du coup, on y publiait nos vidéos et ça nous a permis de faire parler du groupe. Maintenant, la radio, la télé, la presse ont pris le relais mais on reste tout le temps connectés. On est actifs sur les réseaux. On y poste nos photos, on fait gagner des places… On entretient un lien avec le public grâce à ça.
Propos recueillis par Mathilde BELAUD
Jeudi 13 novembre, à 20 heures
Espace Henri-Salvador
COMPLET
+ Le programme complet du festival Bebop