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Ambiance de feu au spot, skatepark du Mans : huit équipes internationales de B-boys s’affrontent au breaking... |
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Organisé par l’association Legiteam Obstruxion et sous les platines de DJ Koptr, un battle (tournoi) international de breaking « Circle 2 » (break dance), s’est tenu ce samedi 13 décembre 2025, au Skatepark Le Spot du Mans. © Ouest-France
L’association Legiteam Obstruxion a organisé, ce samedi 13 décembre 2025, un battle (tournoi) international de breaking « Circle 2 » (break dance), au Skatepark Le Spot du Mans (Sarthe). Devant un public chaud, venu nombreux.
« Faites un maximum de bruit ! Beaucoup de villes aimeraient avoir cet évènement chez eux », lance Momoze, au micro. Public en délire, ce samedi 13 décembre 2025 au skatepark du Mans, Le Spot. Huit équipes de danseurs venues des quatre coins du monde sont engagées dans un battle international de breaking (breakdance), « Circle 2 ». Sur un format « 3 contre 3 ».
Cette grosse manifestation est organisée par l’association Legiteam Obstruxion, un collectif manceau, pilier de la culture hip-hop. C’est la deuxième édition au Mans. En septembre 2021, au festival Forever Young, les membres de Legiteam Obstruxion (vainqueurs du Battle of the year France 2022) avaient déjà organisé ce type de tournoi. Même principe que ce samedi au Spot, des B-boys (nom donné aux danseurs) s’étaient affrontés dans une ambiance de feu sous un chapiteau sur la place des Jacobins.
Brésil, Japon, Biélorussie…
« Nous avons quatre équipes françaises. Mais aussi une du Brésil et du Japon, détaille Sekou Diagouraga, président de Legiteam Obstruxion. Une autre est composée de deux Hollandais et d’un biélorusse. Et encore une autre d’un Espagnol, d’un Vénézuelien et d’un Français. »
Tout au long du tournoi, un jury note la créativité, la musicalité, les techniques, l’originalité et la présence scénique. Chaque passage dure dix minutes en moyenne. « Ici, c’est le haut panier. C’est la première fois que je participe à un battle d’un aussi haut niveau, se réjouit Isaac, âgé de 24 ans et venu de Caen. Chaque B-boy a son style. Il veut afficher son univers. En sachant qu’un salto arrière peut faire gagner moins de points qu’un simple mouvement de main. Le jury le perçoit mais pas forcément le grand public. »

Certaines équipes de danseurs venaient du Japon et du Brésil. Ouest-France
« C’est une forme d’expression »
À 40 ans, Yung quant à lui, n’en est pas à sa première compétition : « J’en fais tous les week-ends. J’ai commencé à 14 ans. On se connaît tous, ce sont des copains. Je viens pour le plaisir de se voir grandir et d’échanger ensemble. C’est une forme d’expression. On sort des choses qu’on ne peut pas dire avec les mots. Comme dans de nombreux arts. »