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Tom et le sanctuaire des eaux des Jacobins... |
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Tom et Greg se sont rendus près d'un faux bassin dédié au dieu des Mathématiques. Ils ont fait le voeu d'une bonne note et ont appuyé leur demande d'une offrande... Les objets que tu vois dans le fond de ce faux bassin sont les objets authentiques découverts aux Jacobins par les archéologues.
Cette semaine Greg et Tom sont allés découvrir l'exposition-dossier du Carré Plantagenêt consacrée aux découvertes faites aux Jacobins. Ils se sont arrêtés sur la vitrine du sanctuaire des eaux...
C'est quoi une « expo-dossier » ?
Une expo dossier, c'est tout simplement une petite expo. Celle dont nous parlons aujourd'hui tient en quelques vitrines, dans le premier espace du Carré Plantagenêt. Elle est consacrée aux découvertes faites lors des fouilles menées aux Jacobins où la Ville construit actuellement un espace culturel cinéma/théâtre. Ces vitrines évoquent deux des périodes fouillées : la Révolution et les terribles batailles de 1793 et l'Antiquité au temps des Gallo-Romains. C'est de cette dernière dont nous allons parler ici.
C'était quoi un sanctuaire des eaux ?
Avant les fouilles, on imaginait le site des Jacobins dans l'Antiquité comme un espace vallonné avec quelques ateliers épars en bordure du ruisseau d'Isaac qui traversait le site.
Mais les archéologues ont découvert bien autre chose : un quartier très urbanisé, avec des voies empierrées et un immense bassin de 2 500 m2 au milieu duquel se trouvait un petit édifice dédié à un dieu. Autour d'une source, les Gallo-Romains ont construit un grand sanctuaire dédié à une divinité. En ville, c'est quelque chose d'extrêmement rare que l'on peut voir par exemple à Rome en Italie ou à Bath en Angleterre !
Le trésor du bassin
Au fond de ce bassin, les archéologues de l'Inrap (institut national de recherches archéologiques préventives) ont trouvé une multitude d'objets : plusieurs centaines de pièces de monnaies antiques - dont certaines sont très rares - et des petits objets précieux comme ceux que tu vois sur l'image : une bague en or, une fibule émaillée en forme de lapin, etc. Les gens faisaient un voeu et jetaient des objets dans le bassin pour que la divinité les exauce.
La coutume est restée. Aujourd'hui encore dans certaines fontaines comme celle de Trevi à Rome, les passants jettent des pièces par-dessus leur épaule droite en faisant un voeu. Bref. Ce sont ces petits objets antiques que les archéologues ont retrouvés au fond du bassin et que tu peux voir aujourd'hui au Carré Plantagenêt.
Le mauvais sort sur une tablette
Dans ce bassin, les archéologues ont aussi retrouvé des tablettes de plomb appelées : tablettes de défixion. Les gens gravaient des mauvais sorts sur ces tablettes (parfois ils pouvaient aussi se contenter de glisser une mèche de cheveux), les repliaient et les jetaient dans le bassin de la divinité pour qu'ils se réalisent. Une de ces tablettes de plomb, dépliée, est présentée au carré Plantagenêt. Elle est gravée mais c'est du Gaulois, très difficile à lire... Il faudra du temps pour la traduire.
Jusqu'au 29 janvier 2012, au Carré Plantagenêt : « Du nouveau sur les origines du Mans : Les découvertes des fouilles des Jacobins ».
Ouest-France